mardi 15 janvier 2008

remontons-nous le moral, poil au poitrail !!! Ou Niya #1.

Trougnou de Niya Aïak Bokhr, un personnage sympathique et tourmenté par un vécu difficile.


Oui, c'est idiot, mais bon. la Méthode Coué, eh bien, il paraît que ça marche... Et puisque c'est comme ça, je vais me faire plaisir dans cet article en vous présentant un des petits personnages de la saga que nous commettons, Mimi et moi.

Il s'agit d'un jeune Néanderthalien sympa, même si son éducation est un peu à revoir au départ.
Niya Aïak Bokhr akhr Soïren Marrakhéïn akhr Goran Altaïn est le fils d'un chef de clan courageux qui, par amour pour une femme a donné un vieux coup de pied au cul aux usages des siens. usages haïssables qui consistaient à kidnapper des femmes d'autres clans, les retenir prisonnières toutes leur vie et les mutiler en prime pour s'assurer leur absolue soumission.
Même s'ils continuaient à les kidnapper, le dénommé Aïak a tout fait pour qu'on ne mutile plus les femmes ramenées dans son clan à cause de la maman de celui qui allait devenir Niya.
La jolie et douce Maïna, blanche et claire comme un matin d'hiver, avait attiré le regard de Raïak, le frère aine d'Aïak.
Ce dernier l'enleva donc et la soumit aux terribles usages des siens.
Au grand dam d'Aïak, qui trouvait ces usages inhumains et qui avait lui aussi été séduit par la très belle jeune femme issue de la tribu des Golan, un autre peuple de Chasseurs de femmes, mais bien plus libéraux, ceux-là... Enfin, comparé aux Rakhéïn, Marrakhéïn, et Vaaïn.
Bref, la pauvre Maïna vivait dans la terreur et la souffrance, et Aïak se désolait de voir une chose pareille. les Esprits lui parlaient, et ils lui avaient parlé de la souffrance injustifiée des femmes, et ils l'avaient enjoint, puisqu'il était le Shamaïn de la tribu, de modifier les coutumes. Seulement, à l'époque, Raïak était le chef du clan, le Marrakh, et il était hors de question de modifier quoi que ce soit selon ce méprisable individu.
Alors, Aïak, franchement désolé du sort fait à la pauvre Maïna et aux autres femmes prit son courage à deux mains et défia sa grande brute de frère.
Le combat qui s'ensuivit, fut affreux et entraina la mort du tyran, amenant Aïak à cumuler les rôles de Marrakh et de Shamaïn, et de devenir ainsi le Taï-Marrakh, le Chef Suprême de tous les Marrakhéïn. Il avait tout, à présent. La gloire et l'amour. Seulement, il voulut aller plus loin, et il tenta, lors d'un Rassemblement des clans de son peuple, d'expliquer la vision qu'il avait eue ou Maïa et les Esprits lui avaient expliqué qu'il fallait traiter les femmes plus dignement... Du coup, son clan fut mi à l'index de son peuple, et, un malheur en entrainant un autre, le pauvre Aïak eut à faire front, cette fois, aux Golan, le clan de Maïna, qui venaient récupérer la jeune femme, guidés par Yaïn, leur Shamaïn, qui était le père adoptif de la jeune femme et avait perçu sa souffrance effroyable soumise qu'elle était aux rites monstrueux de ces brutes de Marrakhéïn... Il n'avait perçu que la souffrance de la jeune femme, mais pas ce qui était arrivé ensuite.
Aïak l'avait donc épousée et il la traitait le plus délicatement possible en dépit de ce qu'elle avait vécu. Il parvint à l'apprivoiser, se désolant de ne rien pouvoir faire pour réparer les dégâts causés en elle par les rites cruels des siens, et elle finit par attendre un enfant. Aïak et elle étaient ravis, quand les Golan leur tombèrent dessus, manquantt tuer le pauvre Aïak, et récupérant la future maman de force.
La moitié du clan d'Aïak mourut ce jour-là au cours de la terrible escarmouche.
Le pauvre Aïak, au désespoir, et blessé, parvint à suivre les Golan jusqu'à leur lointain territoire qui se situait à deux lunes de marche de là.
Quand il arriva enfin en vue du campement de ce clan de Golan, de grands cris l'alertèrent... tout le clan se désolait... Maïna était morte en couches, et il ne restait plus d'elle que le bâtard de Marrakhéï qui était sorti de son ventre.
Le pauvre Aïak, consterné et fou de chagrin, tenta bien de négocier avec ces gens la récupération de son enfant, mais le Golakh et le Shamaïn s'y opposèrent, ne voulant en rien écouter l'histoire du malheureux. Ils menacèrent même de le soumettre au Jugement de Méïa, l'ancêtre de la roche Tarpéienne.
Aïak, pour sauver sa peau dut donc s'enfuir, sans avoir l'occasion de revoir une dernière fois celle qu'il avait aimée par-dessus tout, ni connaître enfin son fils.
Les années passèrent.
Niya était devenu le fils adoptif de Ghâlaïn, le Golakh, et il grandissait, tant bien que mal, aux côtés des jumeaux Laïn et Laïna, et de Rleï, leur ainé, qui, comme il avait considéré Maïna comme sa sœur, vouait une haine toute particulière à Niya, cause de sa mort, selon lui. Tout comme Yaïn, le Shamaïn, qui ne rêvait que de détruire le vilain gamin qui, non content d'être un bâtard, était en plus, le pauvre, très moche et affligé d'une vue lamentable, conséquence sans doute de sa difficile naissance.
Bousculé entre les brimades que lui faisaient subir Rleï et Yaïn et les moqueries des autres qui lui disaient qu'il serait bien incapable de chasser pour vivre, avec sa vue qui l'empêchait de distinguer un mammouth d'une souris, le pauvre Niya finit par développer d'autres capacités. Comme il était très myope, il s'intéressa à toutes sortes de petites bestioles et les observa.
C'est ainsi qu'il découvrit les abeilles et qu'il décida d'imiter les ours pour leur miel, denrée très rare qui était douce à la langue et qui réchauffait le coeur et le corps.
Le jeune homme décida, parce que son idée lui permettait de se nourrir et de se vêtir sans prendre de risques en échangeant la précieuse denrée contre vêtements et nourriture, de protéger ses amies ailées et d'en faire ses alliées. Il inventa donc des sortes de petits panneaux amovibles en bois qu'il posait à l'entrée des ruches et qu'il retirait pour récolter le miel. Il surveillait aussi les ruches et faisait en sorte que les ours ne s'en approchent pas.
Mais un ours des cavernes, plus roublard et gourmand que ses congénères, plus audacieux aussi, mit à mal les ruches aménagées par le brun jeune homme qui commit une folie.
A cause de sa vue lamentable, il n'avait pas été jugé digne d'être considéré comme un homme, et n'avait donc jamais chassé sa première proie... Mais là, la colère et le désespoir aidant, il décida de se venger de l'ours !
Guidé par son odorat, son ouïe et son toucher, -il était presque aveugle !- il eut tôt fait de découvrir la tanière de son ennemi.
On était au coeur de l'hiver, et le fauve dormait du sommeil du juste, en attendant le printemps. Niya profita donc de cette léthargie, se glissant, silencieux, ombre parmi les ombres de cette tanière qu'il avait appris à connaître du bout des doigts et des orteils quand son vieil ennemi n'était pas là...
Finalement, il eut de la chance ou les Esprits étaient avec lui, parce que la grande lance à la pointe de silex bien affuté qu'il avait emportée avec lui, pénétra sans coup férir directement dans le coeur de la bête qui mourut sans comprendre ce qui lui tombait dessus !
habitué à faire moult tâches sans y voir goutte, Niya dans la foulée, dépeça et découpa l'ours dont il ramena la peau fraiche et le massacre au camp des Golan, réalisant là un exploit franchement formidable qui lui gagna enfin le respect de presque tous, Yaïn et Rleï exceptés.
Les Golan allèrent récupérer la chair et les restes de l'ours, et la tribu eut de quoi manger plusieurs jours d'affilée.
Il était devenu un homme, et il ne lui restait plus qu'à aller chercher sa compagne, comme tous le faisaient après leur première chasse.
Il fait plusieurs tentatives mais Rleï finissait par lui voler ses conquêtes. Yaïn tenait enfin un motif de vengeance légitime contre cet avorton bigleux. Puisqu'il était incapable de prendre femme, il devrait se supprimer pour sauver le clan de la honte qu'il représentait.
Évidemment, Niya n'en avait pas envie, aussi Yaïn organisa-t-il sa disparition en le livrant, pieds et poings liés, à une tribu d'anthropophages teigneux, les Arkhan.
Le pauvre gars s'en sortit, après une humiliation sans pareille, et en ramenant la fille du chef, que Rleï lui vola encore. Mais il se vengea de Yaïn, en l'humiliant comme le chef des Arkhan l'avait humilié, lui.
Le vieux Shamaïn finit par avoir très peur de Niya, qui voyait chaque nuit ou presque l'esprit de Maïna qui l'assurait qu'elle protègerait son fils envers et contre tous, et qu'elle l'aiderait quoi qu'il arrive.
Un printemps après cela, Ghâlaïn disparut, et ses trois fils, Rleï, Laïn et Niya, durent se mettre en quête d'une femme exceptionnelle pour gagner la tête du clan.
C'est là que Niya rencontra Délian-Ka.
Et à partir de là, il se retrouva un des personnages marquants de notre saga.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bien ! Tu vas leur mettre l'eau à la bouche ! Mais peut-être devrais-tu explicite certains mots comme les noms de clans et les titres des chefs (Golakh, Marrakh...). Non ?

Bon ben moi, je vais dormir ! Il est temps !