La jolie dame rousse et rétro ressemble de manière étonnante à mon petit personnage !!! Bises à tous et bonnes fêtes de fin d'année ! A bientôt !
Mordue de Préhistoire, de musique, de SF, de fantastique, de cinéma, d'art graphique et d'art sous toutes ses formes, mais surtout, passionnée par l'énigme Néanderthal ou Néandertal...
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jeudi 18 décembre 2014
Si, si je suis encore en vie !!!
La jolie dame rousse et rétro ressemble de manière étonnante à mon petit personnage !!! Bises à tous et bonnes fêtes de fin d'année ! A bientôt !
lundi 7 janvier 2013
Cela fait depuis très longtemps…
Tout d’abord, bonne année 2013 à mes braves lecteurs qui doivent se demander où j’ai bien pu passer…
En fait, je suis mal foutue depuis trois semaines, avec un rhume qui s’est méchamment mué en grippe, et d’un autre côté, Dame Inspiration me harcèle pour que je continue la saga que je rédige avec mon amie Mireille… Donc, entre de longues séances au fond de mon lit parce que je suis anéantie par ma crève, quelques longues plages de télévision et quelques heures de rédaction de notre saga, à Mimi et moi ainsi que quelques vérification de notifications sur les réseaux sociaux, ben voilà, le temps a été mangé, et je n’ai pas repointé mon nez ici depuis des lustres !!! Grave lacune, parce que pendant ce temps, notre ami Emmanuel Roudier a finalisé son œuvre Vo’Hounâ, il nous en parle ici.
D’un autre côté, Emmanuel continue sa sublime adaptation en BD de la Guerre du feu, roman non moins sublime de Rosny Aîné, remis au goût du jour par Jean-Jacques Annaud dans les années 80, en un film d’anthologie, par ailleurs assez contestable !
Que dire de l’année passée ? De sublimes concerts –Sébastien Tellier et Gotye, ainsi qu’une sublime rencontre en back-stage avec ce dernier et son groupe, qui s’avèrent des gens franchement simples et charmants, très loin du star-system auquel tant d’artistes atteints de melonite aiguë sont affiliés. Sur Gotye, Mimi a créé un blog, car il n’y avait rien de prévu pour les francophones amateurs de ce jeune chanteur fichtrement talentueux, et elle a donc pallié la lacune !
Le reste du temps, en dehors du travail, j’ai eu des conversations passionnantes avec des gens que j’aime beaucoup, la découverte de la nouvelle maison de Mimi et de sa maman qui est vraiment sympathique et jolie, –la maison, hein, bien que Mimi et sa maman le soient aussi ! – et une brouille suivie d’une réconciliation avec ma sœur… Bref, une année mouvementée mais sympa, même si sur le plan santé ce n’est pas encore ça !
Bref, en général, malgré tout, je me trouve bien plus sereine et calme qu’autrefois, et je pense que j’atteins à une sorte de détachement qui m’a manqué pendant bien longtemps… Tant mieux, on ne s’en plaindra pas, et surtout pas mon entourage !!!
Et, histoire de ne pas vous laisser comme ça, je vous mets en prime le portrait de la jolie Vo’hounâ, la mignonne Néanderthalienne dont Emmanuel Roudier vient de terminer enfin les aventures, qui seront publiées en mai 2013 !!!
Le projet de couverture du premier tome de la série parue chez Soleil… © Emmanuel Roudier.
Mots clés Technorati : BD,Emmanuel Roudier,Vo'hounâ,Guerre du feu,préhistoire,arts graphiques,musique,Gotye,Sébastien Tellier,Mimi
dimanche 22 juillet 2012
Continuum, un futur best-seller
C'est français, c'est génial, c'est en téléchargement GRATUIT sur Internet, et c'est une superbe histoire de voyage temporel !!! C'est un téléchargement équitable. Si ça vous plaît, vous pourrez faire un don !
mercredi 16 février 2011
Doux délire inspiré par celui de Mimi #2
Et je vous révèle une seconde partie du délire que Mimi m'a inspiré... La suite des aventures du Pr Limbu en pré-hystérie...
Communication.
Comme pour confirmer ses dires, le chaman des Néanderthaliens de la fosse vint vers lui, l’invitant à s’asseoir près du petit foyer autour duquel ses amis et lui étaient installés. Le jeune homme, doté d’incroyables yeux mordorés immenses et hypnotiques, prit doucement les mains du préhistorien et les posa sur ses tempes, tandis que lui faisait de même, saisissant la délicate tête du moderne entre ses redoutables battoirs velus et tatoués. Son regard lumineux et fascinant se riva à celui du savant, et celui-ci se sentit partir comme s’il avait fumé ou pris quelque drogue !
«- N’aie pas peur ! Tu ne parles pas notre langue ni nous la tienne. Ceci est le seul moyen pour que tu apprennes ce qui va arriver. Ces Taïa-Araakh Bokhren de Garakoï nous mangeront à la prochaine pleine lune. Soit dans trois mains de jours, à peu près. Car ce que mon frère a tenté de te faire comprendre l’autre jour, c’est que ces immondes sangliers enragés se repaissent de chair humaine ! Ce qui n’est pas du tout notre cas, à nous autres. Nous, nous sommes des Marrakhéïn. Et nous n’avons jamais cherché querelle aux autres tribus, sauf quand nous partons en quête de compagnes ! En général, les tribus veulent garder leurs femmes, alors, comme ils ne veulent pas souvent les échanger avec nous autres, eh bien, nous nous servons de temps en temps… C’est vrai que mon clan a fait une folie il y a six lunes. Ces maudits Garakoï, que Taïa-Araakh les patafiole, et c’est encore trop méchant pour cette pauvre Taïa-Araakh !
- Mais, et c’est qui, Taïa-Araakh ? demanda le savant, stupéfait par cette communication d’esprit à esprit.
- C’est le Méchant Grand Esprit, tout ce qu’il y a de plus mauvais et moche en l’être humain, ça devient elle, et ça vient d’elle ! expliqua le chaman.
- Soit. Mais, pourquoi ces cannibales s’en sont-ils pris à vous autres ?
- J’y arrivais, justement ! Il y a six lunes, donc, mon jeune frère, Noïrak, et son cousin Arak, sont partis pour chercher compagne… Et ils n’ont rien trouvé de mieux que deux Garakoïni, des femmes de cette tribu détestable ! Une fois décrassées et débarrassées de leurs habitudes alimentaire scandaleuses, elles sont plutôt jolies, et mon fou de frère et son non moins fou de cousin étaient tombés sous le charme de deux de ces créatures. Ils les ont donc ramenées dans leur clan, les ont épousées, seulement, les Garakoï semblent tenir à ces femmes, parce qu’il n’y a pas moyen d’être tranquilles depuis ! Ils nous asticotaient plus ou moins déjà, mais là, c’est devenu infernal ! soupira le chaman, sans relâcher son moderne.
- Eh bien ! Comment ont-ils réussi à trouver du charme à des créatures crasseuses comme le sont ces êtres-là ? fit le savant, désignant du regard les répugnants qui les regardaient, ricanants, depuis leur parapet.
- En fait, les femmes de cette tribu chassent comme les hommes. Elles sont même tout aussi redoutables qu’eux. Seulement, là, mon frère et mon cousin sont arrivés au moment où la chasse tournait mal ! Les Garakoï étaient aux prises avec des rennes, et ceux-ci, forcés dans un défilé, ont fini par renverser deux des chasseurs qui leur bloquaient le passage… Les deux chasseurs ont fini par réussir à se dégager à temps avant d’être écrasés par la masse du troupeau paniqué, mais ils étaient blessés. Mon frère et son cousin étaient embusqués près de là, dans la crainte d’être repérés par les cannibales, et ils ont assisté à la suite de la chasse… Les Garakoï ont quand même réussi à tuer plusieurs rennes, et les deux chasseurs blessés traînaient tant bien que mal en queue du groupe chargé de venaison.
C’est alors qu’ils s’avisèrent que ce qu’ils avaient pris pour deux adolescents, de loin, étaient en fait des femmes, et Maïa sait ce qui les a pris à ce moment-là ! Ils ont trouvé qu’elles marchaient gracieusement, ils ont vu sous la crasse des femmes jolies et désirables, et ils ont suivi, de loin, les Garakoï…
Les deux filles suivaient péniblement, appuyées l’une contre l’autre, et elles finirent par être distancées par les chasseurs, pourtant lourdement chargés, eux… L’occasion était trop belle ! Mon cousin et mon frère ont capturé ces deux filles qui, bien que blessées se défendaient comme des lionnes, et ils ont eu bien du mérite à s’en emparer, parce qu’elles étaient féroces ! Mais le prestige de l’homme, chez nous, c’est quand il chasse bien, mais qu’il trouve aussi une femme difficile à conquérir… Mon fou de frère et son non moins fou de cousin allaient devenir des héros remarquables, après cet exploit ! Et ça nous a cher coûté !
Les Garakoï, qui venaient nous harceler de temps en temps et nous voler des biens ainsi que de la nourriture, ont découvert que leurs deux femmes étaient avec mon clan… Et ils nous ont harcelés comme des abeilles un jour d’orage, à tel point que nous avons dû fuir notre territoire et nous cacher bien loin d’ici… Nous étions les derniers à partir, nous autres qui sommes ici, pour protéger les arrières de mon frère, de mon cousin, de leurs compagnes et du reste du clan, dont les enfants et les vieillards, quand ils nous ont capturés enfin, et nous sommes ici depuis la veille du jour où ils t’ont ramené, à toi, toi qui viens de Maïa sait où, parce que je n’ai jamais vu quelqu’un de bâti comme toi à ce jour, et que tu portes des vêtements dans des peaux bien étranges aussi… Et c’est quoi, ces morceaux de glace transparente devant tes yeux, accrochés sur ton nez ? Ça sert à quoi ?
- Puisque tu communiques avec mon esprit, tu peux voir ce qu’il contient, non ? demanda le pertinent moderne.
- En effet, mais nous n’avons pas le droit de pénétrer dans les esprits comme ça ! C’est très intime, les pensées des gens ! Là, je me suis risqué à lancer mes pensées vers toi, parce que je n’avais pas le droit, moralement, de te laisser dans l’ignorance de ce qui allait arriver, mais je ne serais jamais allé plus loin ! Mais puisque tu me le permets, tu vas voir aussi qui nous sommes, nous autres, et qui je suis, moi !».
Fusion mentale.Les deux hommes, toujours assis face-à-face, leurs mains respectivement posées sur les tempes de l’autre, regards rivés sur les yeux de l’autre, vers un invisible univers en même temps, se tenaient, parfaitement immobiles dans l’air glacial, et le temps cessa d’exister. Sans qu’ils s’en rendissent compte, les autres Marrakhéïn s’étaient approchés d’eux, et ils touchaient tous le chaman, comme pour lui apporter le soutien de leurs propres esprits.
Les pensées de Monsieur Limbu furent doucement effleurées par celles du chaman, et soudain, tout changea.
Il était Zéïlak Réïak Bokhr akhr Soïren Marrakhéïn akhr Goran Altaïn. Il connaissait la course des étoiles, celle des saisons, la vie des bêtes, des plantes et de tout ce que Maïa avait créé. Il avait le savoir des plantes qui nourrissent, qui soignent ou qui tuent. Et les Esprits lui parlaient. Quand il était devenu un jeune homme, il s’était retrouvé dans la Lumière de Maïa, et il en était revenu en étant capable de prévoir l’avenir, de prédire les migrations des bêtes, le temps qu’il ferait, il voyait le mal et savait comment lutter contre lui, et il avait acquis la mémoire de tous les chamans de son peuple depuis qu’il existait !
Monsieur Limbu n’en revenait pas. Les souvenirs qui défilaient devant ses yeux, colorés et intenses comme un film en Cinémascope, THX et en relief ainsi qu’odorama et même sensorama total étaient ceux de cet homme préhistorique qui se tenait devant lui et qui semblait avoir des capacités mentales et intellectuelles remarquables, et même plus que cela ! Car il percevait un esprit profond, intense, imaginatif et créatif, sensible et profondément bon, épris de calme et de paix, un être profondément respectueux du monde où il vivait et qui l’entourait, un homme profondément respectueux des autres et de lui-même, un esprit vif, curieux et profond.
Toute la vie de Zéïlak, dans ses détails les plus intimes et parfois un peu dérangeants lui étaient dévoilés, et il comprenait pourquoi le chaman avait demandé l'autorisation de sonder sa propre âme avant une telle introspection, une telle communication… Et il eut soudain très honte ! Il était sûr que Zéïlak et ses amis savaient à présent dans quel mépris il avait tenu les êtres comme eux, l’image totalement faussée et détestable qu’il s’en était faite. Et il se dit que ce qui lui arrivait était à la fois le couronnement de sa carrière de chercheur, mais aussi son juste châtiment pour n’avoir pas respecté, ou si peu, la mémoire de ces captivants ancêtres qui le fascinaient mais qui le révulsaient aussi finalement !
Il découvrit même que la femme peinte en rouge avait exactement les mêmes dons de chaman que Zéïlak, et qu’elle était sa compagne, ainsi qu’en témoignaient les scènes d’un érotisme brûlant que l’esprit largement ouvert du Néanderthalien lui transmettait sans aucun tabou ni gêne ! Raïaka avait le même âge que le jeune homme et elle était franchement très jolie. Sous sa peinture d’ocre, elle cachait une peau claire, de longs cheveux auburn, et des yeux d’un vert pâle tout à fait extraordinaires. Et il sut aussi pourquoi les Marrakhéïn avaient d’aussi étranges usages à l’endroit des femmes.
Si au départ ces coercitions visaient effectivement à mater des femmes capturées dans d’autres clans et bien souvent rétives à suivre des inconnus, au fur et à mesure des siècles, liens et autres étaient devenus à la fois des protections contre Taïa-Araakh mais aussi entraient dans le cadre d’un véritable tantrisme paléolithique, car la femme dans ses liens était soumise à un désir soigneusement entretenu par un érotisme hallucinant et une potion ou un onguent aphrodisiaques aux effets encore plus redoutables que l’Ecstasy moderne ! Heureusement, l’alcaloïde était sans accoutumance grave, mais la fille qui en prenait faisait mieux en effet d’être liée, car elle aurait très bien pu se prendre pour un oiseau et se jeter du haut d’une falaise ! Les coercitions des anciennes captives lui permettaient de contrôler son mental, son corps, et finalement, tout ce qui l’entourait… Parce que les femmes, sous l’influence de ces rites complexes et de cette drogue, avaient des dons psychiques ahurissants et elles étaient les intermédiaires entre les hommes et Maïa, la Mère de tout ce qui vivait et des Esprits ! Elles communiquaient aussi avec Poï, le Maître des Animaux, et cette communion avec l’Indicible arrivait souvent alors qu’elles faisaient l’amour, entraînant leurs partenaires souvent impressionnés, vers des dimensions autres, insoupçonnables et insoupçonnées ! Chez ces gens, les femmes étaient hautement sacrées, et protégées sévèrement contre tout ce qui aurait pu leur arriver de mauvais… En théorie, du moins, parce que là, il allait leur arriver réellement quelque chose de mauvais !
Les cannibales n’avaient que faire de ces femmes si étrangement traitées, si ce n’était qu’elles leur étaient douces au palais, singulièrement délectables, selon eux !
«- Ne t’inquiète pas… Les cannibales ne nous auront pas ! Maïa et les Esprits nous sauverons avant, même si tu as compris à quel point tu t’étais trompé sur nous, et quelles indignes pensées tu avais sur nous ! transmit soudain une voix mentale qu’il devina féminine et qui devait provenir justement de Raïaka !
- Que vous ayez des dons stupéfiants et une réelle intelligence, soit… Mais les miracles, je n’y crois pas trop ! Je ne croyais même pas en Dieu, moi, chez moi, alors votre monde peuplé d’Esprits et de forces diverses, ça me dépasse totalement ! transmit le savant, à son tour.
- Eh bien, justement, nous allons te prouver que tu as tort ! Viens avec nous !».
Soudain, il se retrouva entraîné hors de son corps, et se découvrit entouré par cinq formes humaines dorées et transparentes, qui étaient les exacts reflets, il le savait, des cinq Néanderthaliens restés avec lui, en bas, dans le trou des Garakoï, et dont il voyait encore les corps plongés en transe, groupés autour de lui et de Zéïlak qui ne l’avait pas lâché, tout comme lui n’avait pas lâché le Néanderthalien. Tous et toutes étaient autour d’eux, et les touchaient légèrement, pour partager leur union mentale, et ils la renforçaient.
La structure différente du cerveau des Néanderthaliens n’atténuait en rien leurs capacités mentales et cognitives, au contraire, elle semblait avoir fait d’eux des psychiques de premier ordre ! Aucun marabout africain, aucun cacique des tribus d’Amazonie ou de l’Altiplano, aucun chaman Sibérien ou Inuit, voire Amérindien, n’aurait atteint cette puissance mentale pourtant paisible, douce et pure. Ces gens ne connaissaient pas le mal ! Enfin, si, mais il les dépassait totalement, tellement il était étranger à leur nature ! Ça semblait incroyable, pourtant ces hommes et femmes aux mœurs si complexes et étranges étaient incapables de méchanceté gratuite ! La cruauté n’était vraiment pas dans leur nature, et pourtant, cela le dépassait totalement.
Cependant, leurs âmes toutes liées par cette fusion mentale extraordinaire étaient montées le long d’un tunnel d’un bleu intense au bout duquel brillait une lumière magnifique, dans laquelle ils pénétrèrent bientôt. Et là, devant ses yeux stupéfait, il vit une galaxie ! Une galaxie au centre de laquelle brillait comme un diamant très pur, une galaxie de couleur rose-doré, comme la lumière qu’on voit à travers du champagne rosé.
Il savait qu’il était devant ce que ses nouveaux très anciens amis appelaient Maïa, la Mère Universelle ! La Cohésion de tout l’Univers, de l’Espace et du Temps, des atomes eux-mêmes ! L’Énergie qui faisait que tout tenait en place dans une cohérence qui nous dépassait largement, à nous, humbles mortels !
Oui, mais si cette chose lumineuse et superbe était Maïa, ce que d’autres en d’autres lieux et temps avaient appelé YHWH, Allah, Dieu, Vishnou, Brahmâ, Viracocha, et tant d’autres noms, ça voulait dire que l’Évolution n’existait pas et que tout était déterminé à l’avance ?
«- Non, non, humble mortel ! Je suis, j’ai été et serai de tous temps, Je suis le début et la fin de toute chose, mais je n’influence en rien le cours de quoi que ce soit… La vie est apparue réellement par hasard sur plusieurs de ces mondes de ton Univers et des autres, et de temps en temps, les cycles s’interrompent pour mieux recommencer, mais la Vie a été l’heureuse surprise totalement inattendue et la cause ou la raison de mon existence. Parce que je suis née en même temps que la vie, je suis la vie ! Ce que tu appelles âme, cette énergie mentale qui est tienne, cette sorte d’électricité qui t’anime, c’est ce qui me compose, comme elle compose ces hommes de ton passé que tu appelles des Néanderthaliens et qui sont mes Enfants Chéris car ils ont été les premiers sur Terre à avoir conscience de mon existence, bien avant mon Peuple Élu ! Car, Jean-Pierre, je suis ce en quoi tu ne crois pas ! Ce en quoi tu n’as jamais cru ! Je te plains sincèrement. Ta vie doit être d’une vacuité, sans un peu d’espoir et de rêve ! Car c’est ce que je suis avant tout ! L’espoir, le rêve, l’imagination, l’amour, la compassion, la bonté !
- Oui, mais enfin, tout de même… fit Limbu, se grattant frénétiquement son immatériel scalp, la proie de doutes affreux.
- Tu es sceptique, et pourtant, Raïaka a raison. Vous serez sauvés, en temps et heure. Et ces malheureux Garakoï, des créatures de Taïa-Araakh, mon ennemie, seront bien déconfits ! Mais en attendant, je vais vous laisser un peu en compagnie de mon parèdre, Poï, le Maître des Animaux.».
Et la spirale d’or rose disparut pour céder la place à une autre spirale, tout aussi superbe, mais d’un profond violet argenté.
«- Eh bien, que penses-tu de ton voyage incongru dans ton passé et de ta rencontre avec ces aimables Marrakhéïn ? s’enquit la voix émanant de la spirale, une voix plus virile que celle de la première apparition.
- Je n’arrive pas à y croire ! C’est trop stupéfiant, tout cela !
- Tout ce que tu apprendras ici et maintenant te sera profitable pour l’avenir, et peut-être pour l’image de tes ancêtres ! Car jusqu’à présent, tu en as donné une image bien déplorable, les malheureux ! Or, ils ne méritent pas ça ! Ils sont des êtres paisibles et bons, ils respectent la vie, même s’ils prélèvent des bêtes et des plantes, car, contrairement à tes contemporains et toi-même, ils ne gaspillent rien, et ils ne font rien pour rien ! Ils sont raisonnables en tout, et vous feriez bien, tes contemporains et toi, de suivre leur exemple, en vivant avec la Nature, et non contre elle !
- Oui, et ces brutes de cannibales, en bas ? fit le savant, assez rebelle quant à l’idée de s’en faire remontrer par des entités métaphysiques peut-être issues de son imaginaire enfiévré et une bonne hypnose !
- Ils sont issus de la création grossière de Taïa-Araakh ! Elle a semé le doute et le désespoir dans leurs esprits et les a faits s’égarer sur une bien mauvaise passe ! Ces malheureux sont bien plus à plaindre qu’à blâmer, parce qu’au départ, ils ne sont pas pires que vous. C’est juste qu’ils se sont persuadés, poussés par Taïa-Araakh, que manger des gens d’autres peuples leur apporteraient la force et le savoir de ces étrangers, ainsi que la puissance et la domination d’un territoire immense ! Or, elle les dévore petit à petit et les entraîne à leur perte. Quand les Marrakhéïn ont capturé les deux femmes de leur tribu, ils ont en fait sauvé deux âmes de la perdition ! Certes, leurs usages sont bien étranges, voire choquants, pour toi, mais il s’agit juste ici de rééquilibrer des forces qui vous dépassent tous ! Allez, redescendez, à présent. Vous garder plus longtemps serait provoquer vos morts prématurées, et ce n’est pas encore le moment pour cela ! Tu dois revenir dans ton monde, toi, et surtout, arrêter de croire que ce qui est différent de toi t’est inférieur !».
Et après la même sensation que dans ces rêves où on fait des chutes infinies, Monsieur Limbu se retrouva dans son corps qui lui parut bien lourd, engourdi et glacé ! Il tenait encore la tête du chaman entre les mains, tout comme les mains de ce dernier tenaient sa tête à lui, et il sentait, sur ses épaules, deux ou trois mains solides qui s’y appuyaient, tout comme les mains du reste du groupe touchaient les épaules du chaman.
mardi 15 février 2011
Doux délire inspiré par celui de Mimi.#1
Comme promis deux articles plus tôt, voilà la suite de la mésaventure de préhistorien désobligeant qu'Anaïak et Maïn, deux des Néanderthaliens faisant partie du personnel de la base inter-temporelle Gamma ont expédié dans leur propre époque natale pour le punir de son attitude désobligeante à leur endroit, et surtout, à celui de leurs douces mies respectives... Se reporter ici pour le début de l'histoire...
Dans l’enfer de glace.
Sitôt que ces deux types de Néanderthal le relâchèrent, il se retrouva précipité dans un vrai cauchemar !
Il se retourna vers ses tourmenteurs, baste, la base intertemporelle et ces deux escogriffes chevelus et bas du front avaient disparu ! Et il faisait un froid terrible, sur la vaste plaine enneigée où il se trouvait… Une plaine ? Une toundra, plutôt, dont l’âpre monotonie était rompue, ça et là par de maigres bouquets d’arbres, et, dans le lointain, une chétive forêt-galerie faite de saules et de bouleaux étiques, tordus à tous les vents de la Création ! Au-dessus de lui, le ciel dégagé, d’un bleu intense et cruel révélait tous les détails de cet éblouissant paysage morne et glacial avec une netteté redoutable.
Il s’avança vers la forêt-galerie, comme un somnambule, se demandant bien dans quel Enfer il pouvait bien se trouver… Soudain, une odeur franchement insultante et indescriptible lui parvint… Il sentit un violent coup à la tête, puis ce fut le black-out !
La fosse aux ours.Quand il revint à lui, avec une abominable migraine et l’impression que son crâne allait exploser, il rouvrit les yeux sur l’impensable ! Il était au fond d’un grand trou, une espèce de doline bien abrupte, autour de laquelle une méchante palissade faite d’épieux bien solides et pointus servait de garde-fou, à moins que ce ne fût un rempart visant à empêcher la fuite de ceux qui étaient dans la doline… Et d’ailleurs, il n’était pas seul ! Il y avait là cinq hommes, et trois trucs camouflés sous des espèces de masques qui semblaient être des femmes, et les bonshommes semblaient de la même tribu que les deux excités qui l’avaient expédié dans cet univers glacial… Il se dressa sur son séant, et s’avança vers eux, pas content. Mais oui, ce type brun, avec ce collier de dents, c’était le même imbécile que celui qui l’avait jeté ici, avec son acolyte blond ! Et d’ailleurs, où était-il, ce grand imbécile blond ? Il ne lui avait pas épargné ses sarcasmes et il avait deux mots à lui dire !
Donc, sans plus réfléchir que ça, Monsieur Limbu se précipita vers le Néanderthalien brun au collier de dents, et lui cria après :
«- Non mais dis donc, espèce de pauvre crétin ! Et tu crois que c’est comme ça que je vais vous considérer comme des êtres humains qui seraient mes égaux intellectuellement ? Eh bien, tu t’es joliment trompé, pauvre rabougri du bulbe ! Et ces trois femelles masquées, là, je parie que deux d’entre-elles sont cette furie blonde obsédée et cette rouquine enragée qui m’ont si bien ennuyé tout à l’heure ? Par ici, vous autres, que je vous voie d’un peu plus près ! ! !».
Ce disant, il était passé au ras du Néanderthalien brun qui ressemblait en effet à Anaïak, et il se dirigeait vers les trois femmes tassées les unes contre les autres au pied de la paroi rocheuse assez abrupte de la doline, dans le but de découvrir parmi elles ses tourmenteuses de tantôt.
Il tenta donc d’arracher le masque de l’une des filles, mais une poigne robuste le retint in extremis et un poing énorme s’abattit sur lui, lui réveillant d’un coup sa sévère migraine plus que jamais ! Mais il n’était pas assommé, même s’il était un peu vacillant, l’autre avait été stoppé net dans son élan vindicatif par un parti de types dépenaillés, crasseux et puants plus que dix charognes bien faisandées réunies, qui s’abattirent sur lui, pieds et poings, ainsi que vociférations terrifiantes après avoir bondi par-dessus la barrière d’épieux de la fosse et atterri six mètres plus bas, en de souples bonds de fauves !
Du coup, les autres Néanderthaliens qui étaient dans la fosse avec lui, oui, même ces filles qui semblaient prisonnières, volèrent à la rescousse du premier gars, mais les Néanderthaliens crasseux et dépenaillés, bien plus répugnants que ceux avec qui il était au départ dans la fosse, s’en prirent aux autres bonshommes, après avoir lancé avec une vigueur effrayante les trois filles contre la paroi de la doline où elles se cognèrent, calmées pour le compte ! Mais là, les cinq premiers Néanderthaliens avaient fort à faire avec ces brutes crasseuses, tout aussi néanderthaliennes, d’ailleurs ! Et il eut in vivo la démonstration de la force terrible de ces êtres, de leur incroyable agilité aussi, ainsi que d’une violence qu’il leur avait toujours imaginé, mais il se tint prudemment à l’écart de la rixe, observant avec le froid détachement du scientifique qu’il était !
Qu’est-ce qu’ils se mettaient ! Un combat de catch, c’était presque un ballet classique et lent, à côté de ça ! Même les acteurs de film de karaté n’avaient pas cette agilité surpuissante, cette force de prédateur, cet élan assassin de fauve enragé ! Ces êtres étaient de vrais Berserkers, ils étaient franchement redoutables !
Et ce furent les Néanderthaliens crasseux qui eurent raison des Néanderthaliens moins sales et tatoués avec art de spirales noires et rouges.
D’ailleurs, il n’aurait jamais pensé qu’il pouvait y avoir des tribus si tranchées dans leurs différences, à l’époque… Et ces types-là n’étaient en rien des acteurs déguisés, ils avaient une manière de se mouvoir, une force telles qu’ils étaient réellement ce qu’ils semblaient être, ce qui était franchement hallucinant. Il devenait fou, ou quoi ? Depuis vingt ans qu’il travaillait avec Svante Pääbo à Leipzig, on avait découvert des choses surprenantes sur les Néanderthaliens, notamment, qu’ils s’étaient mêlés, quelle horreur, avec Sapiens, mais ça, c’était trop fort… Il devait être surmené, car de jour en jour, les découvertes s’accumulaient, mettant bien à mal toutes ses convictions et notamment les préjugés qu’il avait à l’encontre de la gent paléanthropienne…
Pourtant, les brutes épaisses et cradingues correspondaient tout à fait à l’idée qu’il s’était toujours faite des Néanderthaliens ! Il râlait de voir qu’on les présentait à présent comme des humains à part entière, et relativement fréquentables, en plus ! Il trouvait que c’était un romantisme de colonialiste qui culpabilisait et regrettait d’avoir si mal traité ceux qui ne lui ressemblaient pas !
Bref, les types crasseux repartirent, laissant sur le carreau les cinq Néanderthaliens bel et bien out ! Mais étaient-ce réellement des Néanderthaliens ? Ils étaient certes râblés et costauds, mais ils étaient vêtus plutôt avec recherche, ceux-là, ils avaient des tatouages, et des bijoux relativement sophistiqués, même s’il y entrait peu de matières animales.
Fasciné, il s’approcha du brun au collier de dents, et l’examina soigneusement, profitant de ce qu’il était évanoui.
Là, allongé de dos sur le sol, sa figure était bien dégagée de sa chevelure épaisse, longue et hérissée, et quelle figure ! Elle avançait un peu comme un museau, il avait un grand nez large et conséquent, sa bouche bien dessinée, là entr’ouverte, dénudait des dents larges et robustes, bien plantées, et parfaitement blanches, contrairement à ce qu’il imaginait aussi, tout comme nombre de ses contemporains.
Mais le plus stupéfiant était le front du gars, là bien dégagé des longs cheveux noirs. Il était bas, fuyant, orné d’une spirale tatouée, les cheveux étaient implantés en pointe sur ce petit front, mais le plus stupéfiant était bien la double arcade osseuse du torus-sus-orbitaire, là bien visible ! Fasciné, il toucha délicatement ce visage incroyable, et ne put que constater qu’en effet, c’était bien de l’os et non pas un masque de latex, ainsi qu’il s’en assura toutefois en tirant un peu la barbe soigneusement taillée du bonhomme. N’en croyant pas ses yeux, il réalisa le même type d’examen sur les quatre autres hommes, constatant qu’ils étaient réellement ce qu’ils semblaient être, et fut bien marri quand, examinant le dernier, qui portait autour du cou, en plus d’un collier de dents, des griffes d’ours des cavernes, et un diadème de griffes du même animal autour de son petit front, d’ailleurs, une dure main s’abattit sur lui pour l’écarter de l’homme avec fermeté. Il se retourna, et eut un sursaut !
L’une des captives masquées s’était réveillée, et c’était elle qui venait de l’écarter rudement du jeune homme qu’il examinait avec stupeur… Mais ce qui l’acheva, ce furent les yeux de la captive, bien visibles derrière son masque, qui étincelaient comme ceux des prédateurs la nuit, d’un éclat rouge franchement épouvantable ! Il poussa un cri et battit en retraite, comme la jeune femme s’agenouillait près du jeune homme, prenait sa besace, la fouillait à la recherche de Dieu savait quoi, et, trouvant ce qu’elle cherchait, se mit en devoir de le faire avaler au jeune gars toujours out.
Les bras et les mains de la fille prouvaient à eux seuls qu’elle était tout aussi néanderthalienne que les gars, mais Dieu savait quelle couleur elle devait bien avoir au départ, parce qu’elle était, outre son masque, couverte de peinture d’ocre rouge, exactement comme les femmes Himbas de Namibie ! Les deux autres, par contre, étaient peintes en blanc.
Ils avaient visiblement des mœurs assez tordues, dans cette tribu-là ! Parce que les filles étaient entravées et elles étaient cachées sous ces masques. Pourquoi donc ? Pour ne pas qu’elles échappent à leur ravisseur et que d’autres hommes les voient ? Il avait vu que les crasseux, eux, étaient de belles teignes, mâles et femelles confondus, et ces dernières étaient tout aussi repoussantes que leurs bonshommes, si tant est qu’on puisse qualifier ces féroces primates malodorants des « bonshommes » !
Aidés par la jeune femme, les hommes revinrent enfin à eux, et le jeune homme à la couronne de griffes d’ours remercia gentiment la jeune femme peinte en rouge, souriant, et lui serrant les mains avec effusion ! Il lui dit quelque chose d’un ton aimable et doux, et la fille lui répondit par signes, à la grande stupeur du savant. Allons bon ! Elles n’avaient pas le droit à la parole non plus ? Quel peuple était-ce donc là ? Les autres affreux d’en haut semblaient tout de même plus libéraux avec leurs viragos, car tout ce monde répugnant jacassait à qui mieux-mieux un idiome guttural et grondant à faire peur aux ours eux-mêmes !
La langue des hommes dans la fosse avec lui était tout autre. Gutturale aussi, elle était pleine de diphtongues, et plus élaborée aussi que celle des citoyens du dessus ! D’ailleurs, ceux-là, par-delà la barrière d’épieux, les regardaient en riant méchamment, les désignant du doigt, et, parfois, leur lançant des trucs difficilement identifiables dessus ! Et ils riaient encore plus après ce type de discutable exploit.
À moment donné, toutefois, ils descendirent une espèce de plate-forme sur laquelle étaient disposées des provisions dont certaines semblaient ma foi tout à fait appétissante et dégageaient un fumet tout à fait engageant ! C’est là que Monsieur Limbu réalisa qu’il n’avait rien mangé depuis un bon moment et qu’il avait vraiment très faim ! Sans plus réfléchir que ça, il se précipita vers les provisions, et se servit sans hésiter une grande tranche de viande bien cuite qui semblait n’attendre que lui ! Il s’empara de la chose très vite, craignant que les Néanderthaliens de la fosse ne l’écartassent brutalement du plateau pour s’accaparer tous les vivres, et fut bien surpris quand il s’avisa que les cinq hommes le regardaient avec une stupeur horrifiée et même de la pitié !
Et pourquoi ne mangeaient-ils pas, eux ? Il leur faisait peur, ou quoi ?« - Ben alors ? Vous ne mangez pas, vous autres ? Vous avez peur d’être empoisonnés, ou vous croyez, parce que je l’ai touchée, que cette nourriture est impure ? Ne me dites pas que je vous faire peur, tout de même, ça m’étonnerait beaucoup ! Parce que quand j’ai voulu voir à quoi ressemblaient vos femmes tout à l’heure, tu étais prêt à me castagner, toi, et heureusement que les autres sont venus vous calmer, parce qu’à l’heure actuelle, je serais très probablement mort au moins dix fois !», lança-t-il, narquois, à l’homme qu’il pensait le chef du petit groupe, le gars au simple collier de dents mais aux cheveux hérissés dans tous les sens. D’ailleurs, les autres aussi, avaient des colliers de dents, mais celui-là, il ne savait pourquoi, lui semblait plus apte à commander que les autres, même l’individu au diadème de dents d’ours. D’ailleurs, ce type-là comme celui qui semblait le chef étaient plus tatoués que les autres. Donc, ça devait être le chef, et celui aux griffes d’ours, le chaman ?
Et la captive peinte en rouge, elle avait quel rôle dans ce peuple ? Le rouge, normalement, signalait un statut à part, ou quelque chose de sacré, pour nombre de peuples traditionnels. Bah, peu importait, il avait faim, et il n’allait pas attendre que les autres daignassent approcher ! Struggle for life !
Il continua donc à se gaver, il faisait froid, il fallait qu’il puisse tenir le choc, et pour tenir le choc, étant donné qu’il portait des vêtements insuffisamment chauds, il fallait des calories, et pour les acquérir, manger, ce qu’on pensait que faisaient les Néanderthaliens, d’ailleurs, dont on avait toujours supposé qu’ils avaient un appétit redoutable ! Or, ceux-là n’avaient pas l’air tenté du tout par les mets qu’on leur proposait ! Peut-être était-ce dû, aussi, à l’hygiène plus qu’approximative de leurs si rudes hôtes ! Et qu’allaient-ils leur faire, à la fin ? Ils n’allaient pas rester dans cette fosse à perpétuité, tout de même !
C’est à ce moment-là qu’ils s’approchèrent à leur tour du plateau, et celui qui semblait être le chef, lui désigna la nourriture en faisant de violentes dénégations. Quoi ? Il ne voulait pas qu’il mange ? Le gars avec de grands gestes désignait les crasseux qui, du haut de la fosse les regardaient en ricanant, puis il prit le bras du préhistorien, le tâta d’un air gourmand, et désigna les crasseux d’un geste large, en faisant mine de manger quelque chose !
Quoi ? Ce n’était pas suffisamment bon pour eux, ce qu’on leur avait servi là ? Ils voulaient le manger ensuite, après qu’il ait mangé ces provisions ? Il était prisonnier avec des cannibales ? Et ceux-ci voulaient le dévorer ? Horrifié, le malheureux savant se dégagea de la puissante main du chef, et lâcha ce qu’il mangeait, partant à l’autre extrémité de la fosse ! Là haut, les autres riaient bien de ce qu’ils voyaient. Ça devait être sûrement très drôle, selon eux !
Captivité.Quelques heures plus tard, les Néanderthaliens de la fosse étaient assis en cercle autour d’un petit foyer, alors que lui se gelait fermement… N’y tenant plus de froid, il s’approcha et s’installa sans vergogne. L’un des hommes s’avisa qu’il était gelé, et il posa sur ses épaules, sans rudesse, une épaisse pelisse bien velue qu’il sortit d’un sac qu’ils avaient avec eux. Sans hésiter, le savant endossa la belle fourrure épaisse, une fourrure d’ours brun, et apprécia de suite la saine chaleur qui commençait à revenir en lui. Il remarqua aussi que les femmes mangeaient autour d’un autre foyer, à part, et qu’elles se cachaient précautionneusement pour ce faire. Il se demandait quelles têtes elles devaient avoir. Finalement, tout Néanderthaliens qu’ils étaient, ils étaient bien moins laids que ce qu’on avait imaginé pendant des années, et même les deux furies de la veille étaient loin d’être laides ! Et c’était ça, le plus agaçant ! En plus, la rousse l’avait percé à jour, et avait compris qu’elles ne lui étaient pas indifférentes, son amie et elle ! Et elle avait raison ! Elles étaient finalement attirantes, ces femmes ! Et ça, c’était franchement honteux ! Trouver du charme à des êtres aussi différents de lui ! Des Néanderthaliennes, en plus, des créatures qu’il avait toujours considérées comme limitées et stupides… Or, ce qu’il voyait autour de lui était très loin d’être des comportements stupides !
Ces gens avaient des rites. Des usages, une culture, une technologie rudimentaire, certes, mais néanmoins réelle et efficace ! Ils semblaient avoir des croyances complexes et sophistiquées, et leur langue semblait bien élaborée aussi. Exactement ce que ses collègues avaient découvert tant par leurs fouilles que par les recherches génétiques concordait pour présenter non plus une brute épaisse déchaînée, si on exceptait les crasseux en-dehors de la fosse, mais bien un être humain accompli et digne en effet de respect et de considération, même si les usages de cette tribu-là, avec les femmes, semblaient franchement machistes et totalement tordus ! Ah, que ne parlait-il leur langue ! Il aurait voulu les convaincre qu’on ne traitait pas les femmes, même de Néanderthal, comme ça !
Mais bon. Le simple fait de se retrouver là, à côté de cas aussi fascinants que ces êtres-là était déjà énorme, et il daignait s’en contenter, bien ennuyé de devoir remettre toutes ses idées en question, simplement par la seule attitude de ces êtres.
Car malgré le fait qu’elles soient captives, les femmes n’étaient pas traitées durement. Étonnamment les hommes leur parlaient gentiment, doucement, et avaient des gestes doux, gentils, avec elles.
Et les femmes, même si elles baissaient modestement les yeux, semblaient apprécier d’être ainsi traitées. C’était aussi vieux que ça, le syndrome de Stockholm ? Des milliers d’années avant la fondation de cette ville, ça existait donc déjà ? Et d’ailleurs, d’où sortaient-elles, ces femmes, pour accepter un traitement pareil sans sourciller plus que ça ? C’étaient des femmes de la tribu de crasseux au-dessus, et c’est pour leur faire rendre gorge qu’on les avait emprisonnés, ces hommes et elles ? Pour un amour interdit ? Elles s’estimaient plus heureuses prisonnières que libres ? Dans quelle tribu avaient-elles donc grandi, pour supporter un tel traitement ? N’avaient-elles aucune dignité ? Aucune fierté ?
Les questions se bousculaient dans le crâne du pauvre savant, et il finit par s’endormir, sans se rendre compte qu’il s’appuyait mollement contre l’épaule de celui qui semblait le chaman !
À moment donné, il rouvrit les yeux, et fut bien surpris de se trouver posé sur une sorte de matelas en peau et recouvert d’une belle peau de renne bien chaude et confortable. Il était d’ailleurs dans l’espèce de cabane qui était érigée dans la fosse et qui visiblement leur servait d’abri. Il tourna la tête, et avisa dans l’ombre, les autres qui dormaient profondément, enfin presque, installés, comme lui, sur ces sortes de litières pas si inconfortables que ça.
Il se rendormit, pas plus inquiet que ça, la tête remplie de questions.
Plusieurs jours passèrent ainsi. Lui mangeait comme un ogre, et les autres touchaient à peine la nourriture, ne consommant que le strict minimum pour ne pas mourir tout à fait ! D’ailleurs, les sauvages répugnants d’en haut semblaient désappointés qui remontaient le plateau toujours largement plein de nourriture !
À tel point qu’un crasseux descendit, et commença par les regarder, tous, avec attention, et il eut un sourire radieux en s’avisant que le pauvre Monsieur Limbu était franchement replet ! Il s’en frotta les mains de satisfaction, et remonta à l’aide d’une corde à nœuds qui fut bien vite retirée sitôt qu’il fut en haut !
Limbu était terrifié… Les dents de cet être répugnant de crasse étaient très blanches, mais taillées en pointe ! Alors, ça, normalement, c’était inimaginable ! On n’avait jamais retrouvé de fossile avec des dents ciselées de cette manière ! Certes, sur plusieurs centaines de milliers d’années, on n’avait qu’une petite vingtaine de squelettes à peu près complets, et si tous présentaient des dents plus ou moins nombreuses ou usées, aucune n’était taillée comme ça ! Et les seules choses de propre, chez ces êtres, étaient leurs sclérotiques et leurs dents ! Ils étaient effrayants, et ils puaient vraiment pire que des hyènes en chaleur ! Et là, il avait clairement vu les « bijoux » que ces brutes portaient… Le collier de celui qui était descendu dans la fosse, pour une fois hors de ses fourrures miteuses et mal tannées, était une mâchoire humaine, un maxillaire nanti de toutes ses dents, enfilé sur un simple lien de cuir passé autour du cou d’aurochs du néfaste individu.
C’était franchement contestable, comme joaillerie, mais qui sait ? C’était peut-être un souvenir d’un être cher ? Ses idées, malgré l’attitude des Néanderthaliens de la fosse vis-à-vis de la nourriture et ce qu’avait tenté de lui faire comprendre l’un d’eux ne voulaient pas se faire un chemin dans sa tête… Les cannibales n’étaient pas dans la fosse, c’étaient ceux d’en haut !
Les immondes craspecs !
dimanche 13 février 2011
Mimi'z drimz: Deux femmes VRAIMENT fatales.
Un Mimi'z drimz: Deux femmes VRAIMENT fatales.
Un doux délire de Mireille qui m'inspire une suite tout aussi croquignole bientôt ici !! D'ailleurs, c'est vraiment du travail à quatre mains, ça !! Ce passage est vraiment très rigolo ! Les petits Néanderthaliens de notre saga n'ont pas fini de faire des frasques et de nous faire bien marrer, d'autant que nous les avons dotés d'un solide sens de l'humour et de l'auto dérision !!
La mignonne, douce et espiègle Délian-Ka.
L'énergique mais marrante Wang-Ka, deux Néanderthaliennes charmantes et charmeuses.
L'aimable Anaïak, à qui on ne parle pas en mal de sa mie à qui il est totalement accro.
Le gentil Maïn qui, derrière une insolence rare et un caractère un peu soupe-au-lait cache un coeur généreux et une réelle gentillesse. A lui non plus, il ne faut pas dire des choses méchantes sur sa chère et tendre !
Ces quatre dessins sont mon oeuvre et illustrent parfaitement cet article, puisque ce sont les principaux personnages de notre saga qui y sont représentés.
samedi 2 octobre 2010
Fête de la Préhistoire (9)
Last but not least, j'ai ENFIN scanné les superbes dédicaces que j'ai eues durant cette extraordinaire Fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, en ce mémorable été 2010, aux côtés de Mimi et de son amour de maman !
Tout comme pour Mimi, MM. Roudier, Arnon et Klapczynski y sont allés de bon coeur des crayons, stylos et autres feutres, tout comme Mmes Patou-Mathis et Troilo.
Je les remercie encore pour leur gentillesse, leur extraordinaire proximité avec leur public et leurs admirateurs, et leur générosité ! Je les embrasse d'ailleurs bien fort à tous, ils sont franchement adorables !
Alors donc, voilà les choses...
Tout d'abord la dédicace de Marc Klapczynski; l'auteur d'Ao l'homme ancien, à la base du film de Jacques Malaterre -dont, contrairement à mimi, je n'ai pas eu le baise-main ni la dédicace, faute de matériel pour ce faire !- mais qui a été très aimable avec nous aussi !
Je m'en suis vue pour la scanner, le livre était un peu rebelle, et le contraste d'image, malgré tout, pas génial... Ou c'était trop sombre, ou c'était trop pâle, et on dirait que j'ai taché le livre, ce qui n'est absolument pas le cas !!! D'ailleurs,ils m'en on fait sacrément voir, ces scannings !!!
Du coup, je la recopie, parce qu'on la voit mal, c'est lamentable !!!
'Le 1° août 2010,
A Tinky,
En souvenir d'une sympathique rencontre à la Chapelle aux Saints, je vous souhaite un bon deuxième voyage en compagnie d'Ao sur le territoire des anciens hommes.
Bien cordialement,
M. Klapczynski".
En effet, je me suis racheté Ao, car à sa réédition, il a modifié et simplifié les noms des personnages pour plus de commodités et être raccord avec le film de Jacques Malaterre, entre autres.
Ensuite, la dédicace de Marylène Patou-Mathis, qui est non seulement une grande scientifique férue de Néanderthal, mais aussi une dame remarquablement simple, d'un abord facile et franchement très aimable aussi.
Le scannage de la chose est un peu mieux réussi, mais l'écriture de cette très aimable scientifique n'est pas facile à lire... Donc, voilà la retranscription de la dédicace :
"A Huguette, Neandertal une autre humanité lointaine dans le temps mais culturellement si proche de nous !
Bien cordialement,
Marylène Patou-Mathis".
La dédicace sympathique de Claire Troilo, compagne de Marc Klapczynski et auteure d'Ao petit Néandertal, un petit album qui a repris les personnages de Marc Klapczynski pour faire découvrir, aux plus jeunes, -et aux gamines attardées de mon acabit !- la préhistoire au travers de ces personnages attachants. Le tout abondamment illustré des aquarelles sublimes d'Emmanuel Roudier.
Evidemment, allez donc scanner un bouquin, vous, vous m'en direz des nouvelles ! C'est commode, avec le pli des pages !!!
Et donc, voilà la raison de cette bande noire à gauche... Et là aussi, si je réglais contraste et luminosité, ça rendait la page comme crasseuse, ou ça gommait carrément la dédicace... Je suis douée, avec cet appareil, ça fait peur !
Et la dédicace que m'a faite, pour le même charmant album, Emmanuel Roudier.
C'est vraiment totalement craquant ! Et cet album est franchement très chouette ! N'hésitez pas à l'offrir et à vous l'offrir aussi, tiens !
Mais comme j'avais abîmé à cause d'un objet méchamment tombé de mon étagère, le dos du tome I de Néandertal, toujours du même Emmanuel Roudier, je le lui ai racheté, et du coup, j'ai eu droit à cette magnifique dédicace, Mana, l'un des personnages principaux de sa saga de BD, une femme très chouette et énergique, ainsi que franchement jolie, malgré les particularités physiques néanderthaliennes.
J'aime beaucoup les personnages féminins d'Emmanuel. Ce sont toujours des personnes dévouées, sensibles, capables d'une grande énergie, et d'une volonté de fer, mais toujours fières, dignes et étrangement belles.
Là aussi, j'ai eu un petit souci de contraste et de luminosité... Mais bon, Mana est quand même franchement très belle !
Jean-Marie Arnon, que je ne connaissais pas, est lui aussi un mordu de Préhistoire, et il l'illustre d'une manière quand même bien moins réaliste qu'Emmanuel... Mais ses rêveries préhistoriques ne manquent pas de poésie et de sel, et j'ai été conquise là aussi par un monsieur extrêmement gentil et passionné, qui ne voulait pas me lâcher, lancé et inspiré qu'il était, ce dont je ne le blâme pas, parce qu'il m'a fait des dédicaces incroyables, lui aussi ! Les voici :
Tout d'abord, celle qui illustre "Totems idoles oubliées de Xaintrie", un recueil de récit légendaires purement fictifs illustrés des dessins et sculptures primitivistes de Monsieur Arnon.
J'imagine mal nos petits personnages, à Mimi et moi, pourtant des Néanderthaliens bien costauds et assez allumés, chevaucher un rhinocéros laineux !!! Ça devait être plutôt risqué, comme rodéo ! Mais la dédicace suivante, qui m'a faite marner pendant trois bonnes heures pour réussir à la scanner en entier sans qu'elle soit trop déformée ou fractionnée, était sur deux pages d'en-tête de l'album de BD Mégasauria, sa nouvelle saga !
Là aussi, ses préhistoriques sont sur des bestioles franchement pas évidentes !!! Mais c'est très chouette ! Et ça donnerait presque envie de faire comme eux !!!
Je remercie encore tous ces artistes, écrivains et savants pour leur extrême disponibilité et gentillesse, et j'espère que nous les reverrons sous peu, Mimi et moi, dans un salon ou un autre, ou lors de dédicaces dans une quelconque librairie voire en conférence ! C'était quand même des rencontres extraordinaires !
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mercredi 25 août 2010
AO le dernier Néandertal, un film de Jacques Malaterre - [CDURABLE.info l'essentiel du développement durable]
Un article exhaustif et sympathique sur le très joli film de Jacques Malaterre "Ao, le dernier Neandertal", tiré très librement du splendide roman de Marc Klapczynski, "Ao l'homme ancien".
Avec quelques vidéos sympas, dont une longue interview du réalisateur, et une autre de Marylène Patou-Mathis, conseillère scientifique sur le film. Et dire que nous avons eu le privilège, Mimi, sa maman et moi, d'assister à l'avant-première de ce qui s'annonce comme un vrai chef-d'œuvre malgré quelques petites réserves citées dans nos autres articles, à Mimi et moi !
Nous ne touchons aucun bénéfice à faire la promotion de ces artistes et de ces œuvres, Mimi et moi, mais c'est notre passion pour la préhistoire et notre cher Néanderthal qui nous ont conduites à ces formidables rencontres de cet été.
Alors, faites-vous plaisir et offrez-vous une belle évasion dans ces temps antédiluviens où des gens très différents de nous physiquement nous étaient finalement très proches par l'âme et le coeur !
Toutes les photos de cet article, exceptée celle du livre de Marc Klapczynski proviennent de l'article en lien et sont l'œuvre de Patrick Glaize, photographe sur le tournage du film de Jacques Malaterre, "Ao, le dernier Neandertal".
lundi 23 août 2010
Fête de la préhistoire (8)
Mimi'z blog: Fête de la préhistoire (8)
L'article de Mimi où elle présente avec brio, lors d'une petite vidéo, les superbes dédicaces à elle faites par Mesdames Patou-Mathis et Troilo ainsi que Messieurs Roudier, Arnon, Klapczynski et Malaterre ! Le tout avec une diction sublime et une voix superbe, ainsi qu'une élocution digne d'un Bernard Pivot au mieux de sa forme, et sans prompteur, s'il vous plaît ! Quant à la présentation des œuvres dédicacées rien à dire, c'est carrément un travail digne d'un attaché de presse d'une grande maison d'édition qu'elle nous a fait là ! Si tous ces auteurs et artistes ont besoin de quelqu'un pour rédiger quelque présentation ou faire ladite présentation, Mimi est tout indiquée ! Quand je le dis, que ma copine est quelqu'un d'exceptionnel !!!
D'ailleurs, Emmanuel Roudier lui-même l'a complimentée sur cette petite vidéo, c'est dire ! Bon, moi, je scannerai les miennes propres, de dédicaces, car elle sont franchement superbes aussi ! Mais j'ai pas encore trouvé le courage et le temps, bon sang !!! Vie de fous ! Alors qu'elles sont vraiment jolies et aimables aussi, mes dédicaces, à l'image des grandes âmes de ceux et celles qui nous les ont faites, à Mimi et moi !
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dimanche 15 août 2010
Fête de la Préhistoire (4).
Mots clés Technorati : Corrèze,La Chapelle aux Saints,Préhistoire,Néanderthal,Néandertal,Emmanuel Roudier,Marc Klapczynski,Jean-Marie Arnon,Aô,Ao,Jacques Malaterre
Le dimanche suivant, de bon matin, nous sommes retournées à la Chapelle aux Saints. La journée était consacrée à diverses activités en lien avec le sujet qui nous intéressait.
Entraînement de tirs à la sagaie et au propulseur :
Démonstration de taille de silex :
Mais aussi et surtout dédicaces d’auteurs de livres et de bandes dessinées consacrées à notre bon vieil ami de Néanderthal.
Nous avons donc eu le plaisir de revoir Emmanuel Roudier.
Nous avons fait la connaissance de M Jean-Marie Arnon qui consacre à la Préhistoire des bandes dessinées un peu délirantes et parodiques louchant parfois du côté de la science-fiction :
Et enfin, nous avons rencontré Marc Klapczynski, auteur d’une magnifique trilogie sur les derniers Néanderthaliens dont le premier volume “Aô l’homme ancien” vient d’être adapté par Jacques Malaterre (réalisateur de docu-fictions comme “L’Odyssée de l’Espèce”, “Homo Sapiens” ou “Le Sacre de l’Homme”) sous le titre “Ao, le dernier Néandertal”.
La projection en avant-première dudit film était d’ailleurs prévue pour le mardi suivant devant la Bouffia Bonneval, mais nous en parlerons dans un prochain article.
En attendant, je tiens à redire combien tous ces gens talentueux et cultivés se sont montrés aimables avec nous. Ils ont réservé aux préhistoriennes du dimanche que nous sommes un accueil des plus chaleureux et se sont montrés ouverts, à l’écoute, disponibles… et même parfois intimidés par notre enthousiasme pourtant bien raisonnable et nos compliments sincères. Ils ont réalisé pour nous de très jolies dédicaces que nous scannerons ou montrerons dans un vlog. Il faut dire que dans le cas de Marc Klapzcynski, nous n’avons pas hésité à racheter ses livres histoire d’avoir la dédicace de l’auteur ! A la surprise et à la grande confusion de l’intéressé, d’ailleurs !
Malheureusement, un orage a un peu gâché la séance et contraint les invités à migrer sans attendre sous le chapiteau où étaient servis les repas. Tinky a même aidé Emmanuel Roudier à rapatrier au sec les dessins qu’il avait exposés non loin de lui !
La journée s’est poursuivie agréablement. Des activités de gravure et de peinture étaient aussi proposées aux enfants et tout le monde y a sans doute trouvé son compte. Dommage que le temps se soit drastiquement rafraichi sur la fin.
Pour notre part, nous avons quitté le chapiteau en fin d’après-midi afin de visiter un peu les environs qui ne manquent pas de charme et de curiosités :
Puis nous sommes retournées à la ferme-auberge pour revêtir quelques vêtements plus chauds et avons décidé de passer la soirée dans un restaurant tout proche que Mme Raynal nous avait chaleureusement recommandé, “Le Plaisance”. Malheureusement, si tous les mets proposés étaient absolument délicieux, nous n’avons pu tout finir tant les portions étaient énormes. Nous avons même dû faire l’impasse sur certains plats proposés dans le menu, au grand amusement de nos hôtes, une fois de plus, des gens charmants.
La Corrèze est décidément une terre d’opulence, pour ne pas dire un pays de Cocagne !
jeudi 15 juillet 2010
Lettre ouverte aux généticiens géniaux qui nous ont trouvé du Néanderthal en nous...
Merci, Monsieur Pääbo !
Grâce à votre récente découverte sur le génome de Néanderthal et le fait que nous ayons hérité entre un et quatre pour cent de ces gènes, je comprends enfin POURQUOI je n’ai pas la taille mannequin, et que j’ai du poil aux pattes, entre autres, ainsi qu’une tête assez volumineuse pour une femme, à tel point que seuls les chapeaux d’homme me vont !
Cinquante-sept centimètres de tour de tête, une taille assez respectable déjà pour un homme, et assez impressionnante chez une femme !
Ca me rassure, sachant que Néanderthal avait dix pour cents de cervelle en plus en moyenne que l’homme moderne… Si c’est une tête bien faite et plutôt bien pleine, que du bonheur !
Ca, c’est plutôt le point positif de l’ascendance marrante.
Côté négatif, je placerai la fâcheuse tendance de mon anatomie à faire des réserves indues, une constitution que mon médecin a lui-même qualifiée d’archaïque !
Je placerai aussi l’anarchie pilaire qui me condamne régulièrement à me ruiner en cire et autres dépilatoires, voire en esthéticienne !
Je placerai dans le ni positif, ni négatif, le fait que toutes les robinetteries sont très vites détraquées par ma faute, eu égard le fait que je serre furieusement les robinets sans m’en rendre compte, mais par contre, pour ouvrir les bocaux récalcitrants et autres conserves, je vaux tous les outils pour ça !
Aux dires de ma pauvre mère, je serais « costaude comme un vieux Turc »! Personnellement, je n’ai pas remarqué que les Turcs, vieux ou jeunes fussent plus costauds que les autres… Mais il est vrai que je peux marcher des kilomètres sans la moindre fatigue, que je peux malgré ma corpulence piquer des sprints assez étonnants, et que je peux porter des poids assez impressionnants, le tout sans dopage ni musculation furieux…
Par contre, je suis plutôt râblée, et quand il fait très chaud, c’est pénible… Du froid, de la neige, voilà qui me ravit et me sied parfaitement ! La canicule, et je bascule !!!
Je dois probablement à cette ascendance étrange une imagination sans limites, et un haut degré de fantaisie, ainsi que, malgré tout, une force vitale peu commune et un humour à tout crins, ce qui était essentiel pour survivre par des conditions extrêmes et avec des moyens franchement limités qui forcent malgré tout le respect.
Peut-être aussi que cette ascendance a furieusement nourri mon imagination et mes rêves, car depuis ma plus tendre enfance, je me suis toujours vue dans des paysages sans limites, de préférence hivernaux en compagnie d'une jolie bande de sauvageons idéalement hirsutes, costauds, pas très grands mais sympathiques, drôles, futés et d'un courage immense... Et que leur allure correspond tout à fait avec ce que la science raconte actuellement sur le légendaire ancêtre "refileur" de gènes sympas...
Wang_Ka, la Néanderthalienne délirante, une des héroïnes de la saga de SF que je commets avec Mimi... La chose est mon oeuvre...
Ces rêves sont le ferment de nos écrits, à Mimi et moi, qui, elle aussi, en matière d'hérédité marrante doit avoir un bon peu de Néanderthal en elle, elle aussi... Bref, merci Monsieur Pääbo, grâce à vous, nous comprenons mieux à présent le comment du pourquoi de la chose et notre joyeux côté adulescent et imaginatif à tout crins !
jeudi 4 février 2010
Avatar : un film mortel !
Mimi et moi allons sur notre Pandora perso toutes les nuits ou presque... Que du bonheur !! Il y a d'aillleurs un commentaire très marrant dans cet article qui rejoint nos délires à Mimi et moi et le thème principal et préhistorique de ce blog totalement déjanté... Trop excellent !!!
Vo'hounâ, une charmante demoiselle de Néanderthal. © Emmanuel Roudier.
Neytiri, une charmante demoiselle Na'Vi, photo extraite de l'article vers lequel je renvoie, © James Cameron.
Il paraît que des gens qui ont vu le film Avatar dépriment comme des bêtes, et que certains prenant conscience de la vacuité de ce monde et de leurs vies veulent se flinguer, ravagés qu'ils sont par la découverte de leur vacuité et de leur détresse intérieure ! Les pauvres !!!
Eh bien ce n'est pas mon cas, et ça ne sera sûrement pas celui de Mimi, car tant elle que moi, nous avons notre Avatar à nous, notre délire préhistorico-science-fictionnel rien qu'à nous où nous nous retrouvons à titiller notre imaginaire quasiment toutes les nuits dans des rêves hauts en couleurs et largement aussi mouvementés que le film de James Cameron qui est sublime, mais oui !!! Bref, nous nous éclatons à moindre frais chaque nuit ou presque, et nous publierons cette saga un beau jour...
lundi 4 janvier 2010
Sale myome !
A l'heure actuelle où j'écris cet article, Mimi, l'éminente co-rédactrice de ce blog, ma meilleure copine es délires depuis bientôt 25 ans et co-auteure de notre saga qui sera publiée un beau jour, est sur le billard, en train de se faire ôter l'utérus !
Pourquoi ? Comment ? Quoi ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ?Ben une saleté de fibrome qui a transformé son utérus en vraie éponge en poussant anarchiquement et en l'épuisant par des règles qui n'en finissaient pas, surabondantes, hémorragiques, des douleurs terribles et en plus, ça a généré une anémie... Bref, il y a un an, le fibrome était encore petit et pas inquiétant, mais là, tout d'un coup, il a été pris d'une soudaine frénésie de croissance et a causé à ma pauvre Mimi des ennuis de santé tels qu'il a fallu en venir à l'opération pour la débarrasser de cette cochonnerie. Seuolement, voilà, cette saleté de fibrome, qui, à ce stade de développement anarchique et cruel s'appelle un myome, s'est accroché de telle manière à son utérus qu'on est obligé de lui ôter ce dernier pour éviter des ennuis supplémentaires et autrement graves !
Bref, la pauvre Mimi est actuellement sur la table d'opération, une opération qui dure deux heures, mais même si on lui ôte l'utérus, le chirurgien va épargner les ovaires, ce qui fait qu'elle ne sera pas ménoposée avant l'heure. Toutefois, elle n'aura plus ses règles douloureuses et encore moins ces hémorragies qui la saignaient à blanc, aussi bien que ce qu'aurait fait un vampire ou presque.
En attendant, la pauvre, elle va être sur le flanc pendant plus d'un mois, le temps que tout ceci cicatrise et que son corps s'habitue à ce morceau de lui en moins.
Belle saloperie, les myomes. Sales myomes, oui !J'ai une collègue de travail chez qui est arrivé le même genre de saleté, et elle, elle a galéré six mois avec des traitements divers qui n'ont pas abouti, donc, alle aussi a dû passer sur le billard. Elle m'a dit que depuis qu'elle avait été débarrassé de ça, elle ressuscitait littéralement, idem pour d'autres femmes que Mimi ou ma soeur connaissent.
A noter que ce type d'ennui arrive généralement aux femmes qui font un métier sédentaire, en surpoids et n'ayant jamais eu d'enfants... Pas de bol, je suis exactement dans ce cas, moi aussi... J'espère que ça ne m'arrivera pas ! En tout cas, Mimi a du courage à revendre, et c'est plutôt sa mère qui est complètement retournée par la chose qu'elle...
Moi, en tout cas, je trouve que la vie a été vraiment cruelle avec elle. Mimi a toujours rêvé d'avoir des enfants, mais sa mauvaise vue et le traitement inhérent pour soigner ça l'empêchaient d'avoir des grossesses. Ca, déjà, c'était la grosse vacherie. Si elle avait tenté d'avoir des enfants, les contractions d'un éventuel accouchement l'auraient rendue aveugle par décollement de rétine ou auraient entraîné une telle tension oculaire que les nerfs optiques auraient pu être écrasés et donc, coupés !
Et là, voilà que cet organe pas franchement usé, on est obligé de le lui enlever, parce que défectueux ! Non, la vie ne l'a pas gâtée, à Mimi ! A croire qu'elle expie, comme elle me l'a dit, pour une vie antérieure dissolue...
Si ça continue comme ça, à ce stade, elle va finir canonisée, et ça tomhe hien, il n'y a pas de Sainte Mireille au calendrier !
Enfin bref, la vie est injuste avec cette jeune femme très intelligente - et quand je dis TRES, ce n'est vraiment pas exagéré - humaine, bonne, douce, généreuse et aimable, toujours ou presque souriante, d'un courage digne d'éloges, qui a su surmonter son handicap de manière brillantissime, un exemple pour bien des gens... A croire que c'est normal que les gens bien en prennent plein la figure !
Mais bon, c'est comme ça, on n'y changera rien, mais la vie est quand même une belle vacherie, parfois, et elle s'acharne à loisir sur de braves gens, alors que des salopards de première ne seront jamais malades et n'auront jamais rien de fâcheux ! Des trucs pareils, ça ne vous pousse vraiment pas à croire en Dieu, non mais des fois !!!
Et ceux qui me diront que Dieu afflige ceux qu'Il aime, je leur répondrai que cette vision sado-maso de la religion est franchement malsaine et que je la récuse de tout mon être ! S'il y a un enfer, c'est bien ici qu'il se trouve, et il ne punit pas ceux qui mériteraient de l'être !
dimanche 20 décembre 2009
Esoteria.
Dédié à Sam Degunst, artiste peintre.
Une de ses oeuvres récentes, présentée ici, m'a inspirée ce doux délire... Régalez-vous ! Et toi aussi, Sam !
Esoteria.
La navette intertemporelle avait quitté le Taïgorin, avec, à son bord, un équipage disparate, issu de toutes les époques et pays de la Terre. Parmi cet équipage, un quatuor de Néanderthaliens audacieux et farfelus, mais sympathiques, qui décidaient régulièrement de participer à toutes les aventures les plus folles qui se pouvaient trouver. Les autres membres de l’équipage comptaient dans leurs membres Jules César, Alexandre, et tant d’autres illustres guerriers d’autrefois.
Le temps relatif du bord était 20 décembre 3009, 15h57.
C’est à ce moment précis que les alarmes du bord éclatèrent en un tonitruant vacarme. Sur les scopes parut alors une planète inconnue, alors que par les baies de la passerelle, on ne voyait rien d’autre qu’un proche soleil et de lointaines étoiles qui étincelaient, multicolores, sur le velours noir de l’espace. Or, d’après les scopes, le vaisseau était très proche d’une planète inconnue, et d’ailleurs, sa force gravitationnelle l’attirait vers elle ! Les instruments ne pouvaient arriver à dégager l’appareil de cette fatale attraction, et le vaisseau se posa plutôt brutalement sur le sol heureusement plat de la zone planétaire où ils se retrouvaient coincés ! Il n’y avait eu aucun blessé grave, et l’équipage surpris découvrit via les baies vitrées, un monde verdoyant, couvert d’une forêt vierge immense, sous un ciel d’un violet vif de toute beauté.
Les couleurs de ce monde semblaient comme saturées, mais l’atmosphère et la gravité s’avéraient viables pour les êtres humains. Alors ? Comment se faisait-il qu’ils avaient été attirés comme par un aimant par cette planète inconnue et jusque là invisible ? Y avait-il sur ce monde, des intelligences dotées de moyens techniques ou mentaux très élevés ? Pourtant, rien ne semblait prouver qu’il y eût une quelconque vie intelligente sur ce monde ! Les quatre Néanderthaliens, bâtis à chaux et à sable, capables de se sortir de n’importe quelle situation, tant par leur intelligence que leur puissance physique, furent volontaires pour une expédition exploratrice préliminaire.
Et comme ce monde était inconnu, ils gardèrent quand même sur eux les combinaisons protectrices que portaient tous les membres de l’équipage. Elles les rendaient invulnérables à toutes les armes perforantes, aux venins de toutes sortes et morsures ainsi que piqûres… Elles apportaient aussi une parfaite isolation thermique, ce qui garantissait une salutaire fraîcheur, car, sous ces frondaisons impénétrables et ce ciel violet, il régnait une chaleur épouvantable.
Nantis d’armes de toutes sortes, les préhistoriques s’avançaient dans la masse végétale, et ils découvrirent bientôt un sentier tracé par quelque énorme bête, qui perçait la forêt comme une veine un organe.
Ils découvrirent bientôt une grotte, dans laquelle la piste menait tout droit. Méfiants et intrigués, ils se postèrent dans les buissons alentour, et attendirent. Ils virent bientôt de petits êtres humanoïdes de couleur vert pâle et de petite taille pousser devant eux un troupeau d’oiseaux diversement colorés, qui ressemblaient à d’énormes poules ! Les plumages de ces volailles étaient dotés de coloris superbes, comme les aras terrestres. Et ces « poules » dépassaient les humanoïdes de plusieurs hauteurs ! À l’échelle humaine, elles mesuraient bien trois mètres au garrot ! Étonnés, nos amis se montrèrent, et tentèrent de négocier avec les petits humanoïdes qui leur arrivaient tout juste à hauteur du sternum, pour rencontrer leurs édiles.
Effarés, les petits êtres leur firent signe de les suivre, et les quatre Néanderthaliens, promus ambassadeurs de la Terre, se retrouvèrent introduits dans une superbe cité souterraine où les concrétions naturelles étaient mises en valeur par de savants éclairages fournis par des mousses phosphorescentes différemment colorées, et incroyablement lumineuses. Délian-Ka, Maïn, Anaïak et Wang-Ka regardaient tout autour d’eux, émerveillés. Les plus grosses des concrétions s’ornaient de sculptures délicates, et dans les grottes, certaines salles avaient été transformées en habitations ! Tout le souterrain réseau fourmillait de monde, et ils avançaient prudemment parmi les petits humanoïdes, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent devant une sorte d’estrade, dans la plus vaste salle, sur laquelle se trouvaient deux trônes occupés par deux humanoïdes mâle et femelle, couverts de bijoux fins comme dentelles d’or et de pierreries étincelantes, et ils s’inclinèrent poliment devant ceux qui étaient manifestement les édiles de ce peuple souterrain.
«- Enfin notre appel a été entendu ! Nous avons besoin de votre aide ! transmirent les deux humanoïdes, en des pensées d’une rare puissance.
- Que vous arrive-t-il donc, et où sommes-nous ? s’enquit, par voie télépathique aussi, Anaïak, l’un des quatre Néanderthaliens, étonné.
- Ce monde se nomme Esoteria. Nous avons développé nos psychismes pour le cacher des Silniens et autres ennemis de l’espace. Mais nous avons découvert que vos amis et vous, vous pourriez être nos amis et devenir nos protecteurs et défenseurs ! Alors, nous avons décidé de sortir de l’invisibilité, mais comme nous ne savons pas nous battre et que la violence nous fait horreur, nous demandons votre protection pour ce faire, d’abord ! transmit le psychisme de la reine.
- Mais votre invisibilité est pourtant une excellente protection ! Nos senseurs n’ont découvert votre monde que quand nous avons failli nous écraser ! transmit à son tour la claire et aimable Délian-Ka.
- Oui, mais nous ne sommes plus assez nombreux pour garantir cette invisibilité, c’est pourquoi nous vous avons appelés au secours. Nous savons que les Gardiens des Siècles, dont vous êtes, seront les meilleurs garants de notre paix future. Notre peuple était puissant, jadis, mais il se meurt d’avoir été si longtemps isolé de tout. Nous avons pourtant des choses passionnantes à léguer à l’univers, et nous préférons les léguer à des êtres paisibles et épris de justice tels que vous ! transmit à son tour le roi.
- Eh bien, votre demande nous honore, mais… Mais que voudriez-vous en échange ? demanda à son tour Maïn.
- Juste votre amitié, et la garantie que notre savoir ne disparaîtra jamais, contrairement à nous ! Nous avons tant à vous offrir, et nous risquons de disparaître si vite ! expliqua tristement la reine.
- Mais les Gardiens des Siècles sont là pour préserver ce qu’il y a de mieux et de meilleur dans l’univers ! fit à son tour Wang-Ka.
- Alors, vous allez emmener avec vous ces enfants et ces Shapis : les enfants sont l’avenir qui nous reste, et les Shapis seront un moyen de lutter contre la faim sur différents mondes ! Nous pourrons mourir tranquilles. Et ce monde pourra être une de vos bases désormais ! transmit le roi.
- Mais ces enfants… Ils n’auront plus personne de connu autour d’eux ! dit Anaïak, attristé.
- Ils sont notre ultime espoir, et si, ils ont en eux tout notre savoir. Partez avec eux, avant que nous ne mourrions ! Le compte à rebours a déjà commencé ! Emmenez ces vingt enfants avec vous, et ces vingt Shapis ! Demain, ce monde sera votre, et notre savoir aussi ! expliqua la reine, doucement.
- Mais, il n’y a donc pas une autre issus que mourir, pour vous ? s’enquit à son tour Maïn, apitoyé.
- Nous sommes très vieux, tous, ici. Ces enfants sont les derniers qui ont pu naître. Les derniers et les seuls, pour toute la planète. Notre règne est fini, et nous mourrons paisiblement cette nuit. Allez, les amis, sauvez ce qui peut l’être encore et que les Dieux vous gardent !».
Les quatre amis ne purent émettre aucune protestation… D’une chiquenaude mentale, les habitants d’Esoteria les avaient téléportés à bord de leur navette avec les enfants ! Les Shapis, eux, faisaient un barouf d’enfer dans la cale.
Les Ésotériques, ainsi que les membres de l’équipage nommèrent les habitants de ce monde mystérieux moururent effectivement pendant la nuit, et alors que la navette était dans l’espace, pour rejoindre le Taïgorin, et présenter ce nouveau monde au conseil impérial de Toïnka, la planète apparut soudain, resplendissante émeraude dans l’espace !
Le capitaine de l’expédition stellaire, Jules César lui-même, eh oui, signala donc au Taïgorin, la base intertemporelle mère la découverte de ce nouveau monde et l’arrivée à bord des vingt Ésotériques juvéniles, et des fameux Shapis qui devaient, selon eux, les aider à résoudre la faim sur plusieurs mondes stellaires de la Voie Lactée et ce, sur plusieurs secteurs temporels !
La nouvelle fut transmise à l’empire Toïnkien, et ce monde d’Esoteria devint le quarante et unième de l’empire. Quant aux Shapis, ils furent étudiés avec douceur par les biologistes, et devinrent effectivement la manne pour nombre de mondes. Ils se reproduisaient en effet plusieurs fois par an, et avaient des couvées très nombreuses. Ils pondaient des œufs différemment colorés, et quand on les cassait, on découvrait que les couleurs de leurs plumages se retrouvaient aussi dans le œufs dont le « jaune » l’était rarement !
Ces œufs s’avéraient parfaitement comestibles et nourrissants, aussi. Seulement, ils possédaient des vertus inattendues, dont celle d’accroître d’une façon remarquable les talents psychiques des personnes qui les mangeaient. Or, l’empire toïnkien avait besoin de gens aux psychismes développés pour assurer sa protection ou bien d’autres choses importantes aussi.
Le legs d’Esoteria s’avérait finalement fort précieux, et les omelettes psychédéliques des mets de choix !
Quant aux enfants d’Esoteria, ils furent reçus comme des princes d’une lointaine nation, ce qu’ils étaient, en quelque sorte, et plusieurs familles les adoptèrent parmi elles. Un nouvel avenir s’offrait pour ce peuple mystérieux, et leur monde devint effectivement le nouveau port d’attache du Taïgorin, car les cités souterraines renfermaient des connaissances étonnantes et immenses, que les savants qui vivaient dans la base intertemporelle mettraient des siècles à étudier !
Les Shapis sauvèrent de la famine plusieurs mondes, et, dans leur grande compassion, les membres de l’empire Toïnkien décidèrent d’exporter cette viande saine et nourrissante vers la Confédération Terrienne qui souffrait de pénurie alimentaire depuis des siècles.
Mais ils évitèrent soigneusement d’exporter les œufs miraculeux, les habitants de la Terre et de ses colonies spatiales au trentième siècle ayant trop perdu toute notion d’éthique pour qu’on leur confiât une denrée si précieuse.
Les Terriens du trentième siècle devraient faire leurs preuves avant d’avoir le droit aux omelettes psychédéliques… Ceux qui de toute façon en absorbaient étaient aisément repérables : ils devenaient phosphorescents dans la nuit. Aussi, pas de risques de voir ces œufs providentiels atteindre cette Confédération Terrienne si mal famée.
Les œufs au plat de l'an 3000, issus de poules extraterrestres. © Sam Degunst.
Mais en attendant, la base intertemporelle Gamma, dite Taïgorin, avait un monde magnifique comme port d’attache, et ce monde magnifique regorgeait de ressources inouïes ! Le legs des Ésotériques devait être protégé envers et contre tous, mais surtout communiqué à toute la Voie Lactée, enfin, aux mondes rattachés à l’empire Toïnkien et à ses alliés.
Une nouvelle ère s’ouvrait pour les Gardiens des Siècles. Quant aux omelettes de l'an 3000, issues de poules extraterrestres, elles allaient accroître l’évolution des intelligences d’une manière époustouflante !
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