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jeudi 23 août 2012

Génétique : hommes modernes et hommes de Neandertal ne se sont peut-être pas mélangés - Le Point

Cette information porte encore un coup cruel à ce pauvre Néanderthal qui ne demandait rien à personne depuis plus de vingt-huit mille ans ! On pensait que cet homme trapu et robuste au drôle de visage et à la tête massive avait pu se mêler à nos Cro-Magnons d’ancêtres, mais d’après cet article-ci, cité en lien ci-inclus, que nenni, que nenni, ma brave dame !
Horreur, malheur, stupéfaction et désarroi ! Quoi ? Nos ancêtres, fauter avec ce vilain type patibulaire ? Mais vous n’y pensez pas !!! Ces un à quatre pour cents de gènes étranges venus d’ailleurs qui déparent le génome des Eurasiatiques proviendraient d’un ancêtre commun aux deux lignées Mais oui ! Bien sûr ! Et moi, je suis avec les marmottes à envelopper le chocolat dans du papier d’argent !!!
Très beau Néanderthalien reconstitué par Mauro Cutrona.
 
Ah ça les embête, ça, hein, qu’il ait pu y avoir des humains suffisamment tolérants et autrement ouverts d’esprit qu’eux par le passé, pour passer outre leurs différences ! Si ça se trouve, ils ont de gros problèmes avec les gens qui ne sont pas de leur milieu ni de leur couleur, les auteurs de cette “découverte”!
Ben ce n’est pas brillant, et ce n’est pas bien joli non plus. L’anthropologie et la Préhistoire dansent le tango, c’est à croire ! Un pas en avant, deux en arrière, et tournez donc en levant la jambe !!!
L’infâme nouvelle s’est d’ailleurs répandue dans d’autres médias, dont voici un exemple ici… Honte à eux !
Franchement, je trouve cette idée très contestable. Ces deux types humains étaient finalement très proches, n’oublions pas que seulement 0,2% de différence génétique nous séparent de Néanderthal, que tant Néanderthal que Cro-Magnon avaient des conceptions métaphysiques, des cultures, des parures, qu’ils chassaient d’une manière émérite, qu’ils enterraient leurs morts et éprouvaient de la compassion pour leurs semblables et visiblement aussi de l’affection… Ils ont été contemporains pendant plus de dix mille ans en Europe, plus du double de la durée qui nous sépare de la construction de le Pyramide de Khéops à l’époque actuelle, ce qui n’est pas rien !
Certes, à l’époque, la Terre était immense, l’Eurasie étendait des steppes et toundras, taïgas et forêts infinis, et les gens étaient vraiment, Anciens et Modernes confondus très peu nombreux ! Mais de là à croire que ces séquences génétiques particulières ne proviendraient que d’un ancêtre commun, non, là, franchement, non !
Bref, en résumé, ce pauvre Néanderthal est, encore une fois de plus ostracisé et victime du délit de sale gueule. Pas cool. Et pas brillant non plus ! Certes, je ne dis pas qu’ils étaient parfaits non plus, il devait bien y avoir certain quota de teignes musculeuses et malpolies chez eux aussi, mais des cons et des génies, il y en a eu partout et de tous temps, donc… Donc, cette idée est vraiment discutable et je trouve qu’elle a des relents racistes fort nauséabonds !
Pour nous consoler, voici une vidéo sortie quand le film "Ao le dernier Neandertal" de Jacques Malaterre était passé sur les écrans, où Monsieur Pascal Picq explique que oui, les deux hommes avaient pu se rencontrer, et que oui, ils avaient pu se mêler gentiment !!!







    <br><h2> Notre cousin Neandertal</h2> <br><p> <p> À l'occasion de la sortie du film de Jacques Malaterre <em>Ao, le dernier Neandertal</em>, le paléoanthropologue&nbsp; <a href="http://www.universcience-vod.fr/nom-pascal-picq.html">Pascal Picq</a>&nbsp; nous explique, croquis à l'appui, les raisons de la disparition de notre plus proche cousin il y a environ 30 000 ans.</p> </p> <br>
 

mercredi 21 mars 2012

le Peuple du Cerf Rouge...

Après Denisova, on a trouvé un autre bonhomme franchement peu ordinaire ces temps derniers... Voici quelques liens qui en parlent :

Crâne et reconstitution artistique de l'ancêtre... © Peter Schouten/Darren Curnoe / Montage Le Point.fr 
Voilà de quoi se faire une idée de l'ancêtre... Encore un !!!
Un contemporain de Denisova, Néandertal, Florès et Cro-Magnon... Dingue !!!  

jeudi 1 mars 2012

Denisova: un hominidé sur Internet | Agence Science-Presse

Des nouvelles de l'ancêtre connu seulement par une dent et une phalange... Honnêtement, je me demande bien quelle bouille devaient avoir ces gens-là ! Sûrement un truc proche de ce que donnait Néandertal, le saura-t-on, un jour ? Passionnant, en tout cas, ce lien ci-dessus ! Et puisque vous êtes mignons, je vous mets aussi en prime une jolie image, tiens...
    Un mignon monsieur de Néanderthal qui,  exception à la règle, est brun... Mais bon... La chose est mon oeuvre, faite avec Paint sur mon ordinateur. Ben oui !!!

mardi 29 novembre 2011

Pour ceux que ça amuse d'avoir quelques gènes de Néanderthal en eux.

Pour ceux que ça amuse d'avoir quelques gènes de Néanderthal en eux.
C'est le nom du groupe Facebook que j'ai créé, en dehors de mon profil FB, et qui réunit toutes sortes d'infos passionnantes sur nos ancêtres et auquel contribuent toutes sortes de chercheurs connus et reconnus dans leur partie ! Certaines des infos sont aussi répercutées sur ce blog. Mais si vous les voulez en continu, allez voir chez moi. Faites-moi une demande d'inscription, si vous voulez contribuer ou y accéder plus facilement, et hop, vous y serez ! Le lien en en-tête de l'article mène directement dans le groupe ! 

mardi 30 août 2011

Encore du rififi dans notre génome !!!!!

Article passionnant s'il en est !!!

In extenso l'article ci-dessous :

Les croisements entre humains et leurs cousins éteints les ont fortifiés

Reconstitution d'hommes de Néandertal au musée de la préhistoire des Eyzies-de-Tayac en juillet 2004 Patrick Bernard AFP/Archives
Les ébats sexuels des ancêtres de l'homme moderne avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, des cousins anciens aujourd'hui éteints, ont permis aux humains d'hériter de gènes qui ont dopé leur système immunitaire, selon une recherche publiée jeudi aux Etats-Unis.
Ce groupe de gènes, appelés HLA, joue un rôle essentiel pour que notre organisme reconnaisse et détruise des pathogènes, explique Laurent Abi-Rached, un chercheur français à la faculté de médecine de l'Université Stanford, principal auteur de ces travaux parus dans la version en ligne de la revue Science.
Ces gènes comptent parmi les plus variables et adaptables dans notre génome car l'évolution rapide des virus nécessite une capacité de réaction et adaptation rapide, explique-t-il.
Les homos sapiens, les Dénisoviens et les Neandertaliens se sont séparés il y a 400.000 ans environ. Dénisoviens et Néandertaliens ont émigré hors du continent africain, les premiers en Europe et dans l'ouest de l'Asie tandis que les seconds se sont dirigés vers l'Asie de l'Est.
Quant aux ancêtres de l'homme d'aujourd'hui, ils sont sortis d'Afrique il y a seulement 65.000 ans pour aller en Eurasie où ils ont rencontré leurs cousins Dénisoviens et Néandertaliens avec qui ils ont eu des rapports amoureux pour le plus grand bien de l'humanité.

"Ces croisements n'ont pas été que des événements fortuits sans conséquence, ils ont apporté quelque chose d'utile au patrimoine génétique de l'homme moderne", commente Peter Parham, professeur de biologie à l'Université Stanford, qui a dirigé la recherche.
En comparant les gènes HLA de l'homme moderne et de ces deux cousins disparus, les chercheurs ont pu déterminer que des variantes venaient probablement de croisements avec des Dénisoviens.
On sait peu de choses de ces cousins mis au jour à Denisova en Russie en 2010, puisque l'os d'un doigt et une dent en sont les seuls fossiles connus. Mais le séquençage du génome fait à partir de l'ADN extrait de l'os a permis de déterminer quand des croisements se sont produits avec les humains.
Le transfert de gènes des Dénisoviens aux hommes modernes a laissé la plus forte fréquence d'une variante des gènes HLA (HLA-B) dans les populations d'Asie occidentale, l'endroit le plus probable où des accouplements occasionnels entre humains et Dénisoviens se sont produits.
D'autres variantes du groupe de gènes HLA (HLA-A) représentent jusqu'à 64% de ces gènes dans les populations d'Asie de l'Est et d'Océanie, avec la plus forte fréquence en Papouasie Nouvelle-Guinée.
 Un scénario similaire avec certains autres types du gène HLA ont été trouvés dans le génome de l'homme de Neandertal dont l'ADN, extrait d'ossements anciens, a également été séquencé.
Ces variantes sont très fréquentes chez les Européens et les Asiatiques mais rares chez les Africains, relèvent les chercheurs. Selon eux, la moitié de ces variantes du gène HLA ont été héritées des croisements avec les Néandertaliens et les Dénisoviens. Pour les Asiatiques cette proportion atteint 80% et 95% chez les Papouasiens.
"Le système de gènes HLA avec sa diversité de variantes est un peu comme une loupe" car il fournit beaucoup plus de détails sur l'histoire des populations que les familles typiques de gènes, souligne Laurent Abi-Rached.
Le séquençage partiel du génome du Néandertalien montre que certains humains modernes ont hérité jusqu'à 4% des gènes de ce cousin disparu il y a un peu plus de 30.000 ans. Pour le Dénisovien, cette proportion héritée atteint 7%, selon les résultats du séquençage de l'ADN terminée en décembre dernier.
Ben voilà qui va donner à certains la jaunisse... La "Race Pure" chère à certains, ben ils l'ont dans le baba, et je suis encore polie !!

mardi 18 janvier 2011

Le quatrième Homme...

Repris carrément du site Cite-sciences.fr, un article qui relate la conclusion des recherches génétiques menées sur la phalange de petite fille trouvée à Denisova... In extenso ci-dessous.
NI NEANDERTAL, NI SAPIENS, bienvenue aux Dénisoviens !
Le petit doigt vieux de 40 000 ans, trouvé en 2008 dans la grotte de Denisova au sud de la Sibérie, appartenait à une fillette d'une espèce humaine encore inconnue. C'est ce que confirme le séquençage de son génome nucléaire.

Emplacement de la grotte.
La grotte de Denisova est située dans le massif de l'Altaï, au sud de la Sibérie, une région riche en traces de peuplements préhistoriques© DR
Un an de suspens
En mars 2010, l'analyse de l'ADN mitochondrial (l'ADNmt) de ce petit bout de doigt suggérait qu'il pouvait avoir appartenu à une espèce humaine encore inconnue. Une espèce humaine qui aurait côtoyé, au moins en ces lieux et sur une longue période, les deux espèces déjà connues : Neandertal (disparu il y a environ 28 000 ans) et Homo sapiens (notre ancêtre à tous). Retrouvé dans une couche de terre vieille de 40 000 ans, le petit doigt était soupçonné d'appartenir à une lignée âgée de plus d'un million d'années. Du moins c'est ce que laissait entendre la comparaison de son ADN mitochondrial avec celui d'autres spécimens humains déjà étudiés.

La dent d’un autre Dénisovien
Cette molaire a également été trouvée dans la grotte de Denisova. L’étude de son ADN mitochondrial a montré qu’elle appartenait aussi à un Dénisovien. Cette molaire est décrite par les chercheurs comme grosse et archaïque et se différencie par son volume, des molaires des Sapiens et des Neandertal. © David Reich et al
Un nom : les Dénisoviens
Pour en avoir le cœur net, restait à interroger l'ADN nucléaire. C'est chose faite. L'équipe conduite par Svante Pääbo, de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig, vient en effet d'annoncer ses résultats le 23 décembre dans la revue Nature. Une publication la semaine de Noël pour confirmer la naissance d'une nouvelle lignée humaine. Faute d'un nombre suffisant d'ossements et d'individus, les chercheurs hésitent encore à parler officiellement d'une nouvelle espèce. Mais ils parlent désormais d'un « groupe humain » auquel ils viennent de donner un nom : les Dénisoviens.
Une lointaine sœur de Neandertal
Car l'analyse de l'ADN nucléaire confirme l'originalité du petit doigt de Denisova qui appartient à une fillette de sept ans. Et dresse un arbre généalogique plus précis : la branche des Dénisoviens aurait divergé de celle qui conduit à l'homme moderne il y a 800 000 ans, et de celle qui mène à Neandertal il y a 640 000 ans. Les Dénisoviens seraient donc plus proches de Neandertal que de Sapiens.
Un métissage préhistorique
En comparant l'ADN de Denisova avec celui d'hommes modernes actuels, les chercheurs sont tombés sur un résultat inattendu. Les Papous de Nouvelle-Guinée (Mélanésiens) partageraient 5% de leur génome avec les Dénisoviens. Une affinité génétique que l'on ne retrouve avec aucun autre génome contemporain, qu'il soit africain ou européen. Après la découverte en mai 2010 de fragments issus de l'ADN de Neandertal dans le patrimoine génétique des Européens et des Asiatiques, ce résultat est une nouvelle preuve que les différentes espèces humaines ayant cohabité il y a plusieurs millénaires sur la planète, ont pu se métisser. Pour expliquer cette infime parenté des Mélanésiens avec les Dénisoviens, l'équipe de l'Institut Max-Planck dresse l'hypothèse que les Dénisoviens, loin de se cantonner aux seules montagnes de l'Altaï, auraient croisé la route de Sapiens, il y a 55 000 ans, quelque part vers le Proche-Orient. Et que les descendants issus de cette rencontre auraient traversé l'océan pour s'installer en Mélanésie, il y a 45 000 ans.
Paloma Bertrand
Mis en ligne le 12/01/11
Si vous allez à la source de l'info, sur le lien indiqué en entête de cet article, dans ma petite intro, vous pourrez voir, en prime, un diaporama que je n'ai pas réussi à intégrer ici, fatalitas !!!

dimanche 2 janvier 2011

Qui était l'homme de Denisova ?

Une trouvaille un peu ancienne, peut-être hors contexte archéologique, vient à nouveau bouleverser notre connaissance de l'histoire humaine. Cet article de "La Croix", trouvé sur le site Paléoanthropologie, cité en lien ici et in extenso ci-dessous apporte quelques précisions qui n'étaient pas présentes dans de précédentes dépêches... 
  28/12/2010 10:49

L'homme de Denisova en débat chez les paléontologues



Des généticiens affirment avoir découvert un « nouvel » hominidé, ni néandertalien ni homme moderne, mais présentant une petite parenté génétique avec les actuels Mélanésiens

Des touristes russes devant la grotte de Denisova où des restes d'hominidés ont été identifiés (Photo : Nicolaï Chuvaev/CC/ Wikicommons ).

« Out of Africa », et après ? Que s’est-il exactement passé depuis que les hommes préhistoriques ont quitté l’Afrique pour gagner le Moyen-Orient, puis l’Eurasie et, enfin, ont probablement pris des chemins divergents, les uns se dirigeant vers l’Asie, les autres vers l’Europe ?

Les hypothèses vont bon train parmi des paléontologues après la découverte, en 2008, d’une phalange et d’une dent, par les archéologues russes, dans la grotte de Denisova, au sud de la Sibérie, dans les montagnes de l’Altaï.

Ainsi, en mars dernier, les paléogénéticiens emmenés par Svante Pääbo de l’institut Max-Planck d’anthropologie de l’évolution à Leipzig ont-ils annoncé dans la revue Nature la découverte d’un hominidé inconnu, « l’homme de Denisova » (1).

5% de gènes communs avec les Mélanésiens

Ni néandertalien ni homme moderne, d’après le séquençage de l’ADN mitochondrial (ADN uniquement transmis par la mère) d’une phalange, ce spécimen, d’après la datation d’échantillons du sol de la grotte où des fragments de son squelette ont été trouvés, aurait vécu il y a 30 000 à 48 000 ans.

Localisation de Denisova, au sud de la Sibérie.

Surpris, Svante Pääbo avait alors dit qu’il fallait attendre le séquençage de l’ADN du noyau des cellules osseuses (ADN résultant du mélange des patrimoines du père et de la mère) pour affirmer s’il s’agissait d’une nouvelle espèce ou d’un simple lignage différent.

Voilà qui est chose faite, ou presque. Le séquençage du génome des cellules osseuses montre, selon les chercheurs, qu’il s’agit d’une femme et qu’elle présente une parenté avec l’homme de Neandertal. Ce « nouvel » hominidé n’a pas, à la différence des Néandertaliens, contribué au patrimoine génétique des Eurasiens modernes mais a 5% de gènes communs avec les populations actuelles de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de Mélanésie. Cela laisse penser qu’il y a eu des croisements. « Le fait que les Denisovans aient été découverts dans le sud de la Sibérie et aient contribué au patrimoine génétique des populations modernes de Nouvelle-Guinée montre que la présence de ce groupe pourrait avoir été étendue en Asie depuis la fin du pléistocène (NDLR : entre –130 000 et –10 000 ans) », selon David Reich, professeur à l’université Harvard (Massachusetts), coauteur de l’étude.

Pour Svante Pääbo, « la combinaison du génome de l’homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d’hominidés anciens ».

Cette découverte laisse toutefois perplexe certains préhistoriens. « L’ADN daté de 30 000 à 48 000 ans ne concorde par tout à fait avec les outils de pierre trouvés sur place », observe Marylène Patou-Mathis, préhistorienne spécialiste de Neandertal (2).

«Nous sommes prudents»

Pour Marcel Otte, préhistorien à l’université de Liège, qui a fouillé la grotte, « la chronologie n’est pas très fiable car le sol de la grotte s’est affaissé et, surtout, on n’a pas encore analysé des milliers de données paléontologiques et archéologiques. L’hominidé de Denisova pourrait être un homme moderne asiatique, mais cette idée est mal considérée par la communauté scientifique occidentale », conclut-il.

En d’autres termes, « sans remettre en cause la pertinence de l’ADN, nous sommes prudents et plaidons pour que la paléontologie humaine reste un domaine pluridisciplinaire et s’appuie davantage sur d’autres éléments, comme d’autres os, humains et animaux, et, surtout, des traces d’activité humaine », insiste Marylène Patou-Mathis.

Denis SERGENT

(1) Pour certains paléogénéticiens, il existe quatre espèces d’hommes : Neandertal, l’homme moderne (Homo sapiens), l’homme de Florès et l’homme de Denisova.
(2) Auteur de Mangeurs de viande, Belin, 2010.
Nos amis généticiens, préhistoriens et anthropologues, archéologues, ces experts du passé, ces Sherlock Holmes des temps révolus ont encore pas mal de travail, semble-t-il, pour savoir qui était le cadavre sur la scène du crime, et trouver comment il pouvait bien vivre, ce qu'il avait vécu et tant d'autres choses encore... Mais ces outils qui ne correspondent pas aux restes bien maigres retrouvés posent la question de l'exactitude des datations et de la façon dont les fouilles ont été menées, de l'interpénétration des couches archéologiques par quelque contamination issue d'une couche antérieure ou postérieure à celle des vestiges humains, entre autres... Qui est allé saboter la scène de crime ? Ils vont devoir refaire toutes les datations à mon avis pour savoir ce qu'il en est !!!