mercredi 16 février 2011

Doux délire inspiré par celui de Mimi #2

Et je vous révèle une seconde partie du délire que Mimi m'a inspiré... La suite des aventures du Pr Limbu en pré-hystérie... 


Communication.
Comme pour confirmer ses dires, le chaman des Néanderthaliens de la fosse vint vers lui, l’invitant à s’asseoir près du petit foyer autour duquel ses amis et lui étaient installés. Le jeune homme, doté d’incroyables yeux mordorés immenses et hypnotiques, prit doucement les mains du préhistorien et les posa sur ses tempes, tandis que lui faisait de même, saisissant la délicate tête du moderne entre ses redoutables battoirs velus et tatoués. Son regard lumineux et fascinant se riva à celui du savant, et celui-ci se sentit partir comme s’il avait fumé ou pris quelque drogue !
«- N’aie pas peur ! Tu ne parles pas notre langue ni nous la tienne. Ceci est le seul moyen pour que tu apprennes ce qui va arriver. Ces Taïa-Araakh Bokhren de Garakoï nous mangeront à la prochaine pleine lune. Soit dans trois mains de jours, à peu près. Car ce que mon frère a tenté de te faire comprendre l’autre jour, c’est que ces immondes sangliers enragés se repaissent de chair humaine ! Ce qui n’est pas du tout notre cas, à nous autres. Nous, nous sommes des Marrakhéïn. Et nous n’avons jamais cherché querelle aux autres tribus, sauf quand nous partons en quête de compagnes ! En général, les tribus veulent garder leurs femmes, alors, comme ils ne veulent pas souvent les échanger avec nous autres, eh bien, nous nous servons de temps en temps… C’est vrai que mon clan a fait une folie il y a six lunes. Ces maudits Garakoï, que Taïa-Araakh les patafiole, et c’est encore trop méchant pour cette pauvre Taïa-Araakh !
- Mais, et c’est qui, Taïa-Araakh ? demanda le savant, stupéfait par cette communication d’esprit à esprit.
- C’est le Méchant Grand Esprit, tout ce qu’il y a de plus mauvais et moche en l’être humain, ça devient elle, et ça vient d’elle ! expliqua le chaman.
- Soit. Mais, pourquoi ces cannibales s’en sont-ils pris à vous autres ?
- J’y arrivais, justement ! Il y a six lunes, donc, mon jeune frère, Noïrak, et son cousin Arak, sont partis pour chercher compagne… Et ils n’ont rien trouvé de mieux que deux Garakoïni, des femmes de cette tribu détestable ! Une fois décrassées et débarrassées de leurs habitudes alimentaire scandaleuses, elles sont plutôt jolies, et mon fou de frère et son non moins fou de cousin étaient tombés sous le charme de deux de ces créatures. Ils les ont donc ramenées dans leur clan, les ont épousées, seulement, les Garakoï semblent tenir à ces femmes, parce qu’il n’y a pas moyen d’être tranquilles depuis ! Ils nous asticotaient plus ou moins déjà, mais là, c’est devenu infernal ! soupira le chaman, sans relâcher son moderne.
- Eh bien ! Comment ont-ils réussi à trouver du charme à des créatures crasseuses comme le sont ces êtres-là ? fit le savant, désignant du regard les répugnants qui les regardaient, ricanants, depuis leur parapet.
- En fait, les femmes de cette tribu chassent comme les hommes. Elles sont même tout aussi redoutables qu’eux. Seulement, là, mon frère et mon cousin sont arrivés au moment où la chasse tournait mal ! Les Garakoï étaient aux prises avec des rennes, et ceux-ci, forcés dans un défilé, ont fini par renverser deux des chasseurs qui leur bloquaient le passage… Les deux chasseurs ont fini par réussir à se dégager à temps avant d’être écrasés par la masse du troupeau paniqué, mais ils étaient blessés. Mon frère et son cousin étaient embusqués près de là, dans la crainte d’être repérés par les cannibales, et ils ont assisté à la suite de la chasse… Les Garakoï ont quand même réussi à tuer plusieurs rennes, et les deux chasseurs blessés traînaient tant bien que mal en queue du groupe chargé de venaison.
C’est alors qu’ils s’avisèrent que ce qu’ils avaient pris pour deux adolescents, de loin, étaient en fait des femmes, et Maïa sait ce qui les a pris à ce moment-là ! Ils ont trouvé qu’elles marchaient gracieusement, ils ont vu sous la crasse des femmes jolies et désirables, et ils ont suivi, de loin, les Garakoï…
Les deux filles suivaient péniblement, appuyées l’une contre l’autre, et elles finirent par être distancées par les chasseurs, pourtant lourdement chargés, eux… L’occasion était trop belle ! Mon cousin et mon frère ont capturé ces deux filles qui, bien que blessées se défendaient comme des lionnes, et ils ont eu bien du mérite à s’en emparer, parce qu’elles étaient féroces ! Mais le prestige de l’homme, chez nous, c’est quand il chasse bien, mais qu’il trouve aussi une femme difficile à conquérir… Mon fou de frère et son non moins fou de cousin allaient devenir des héros remarquables, après cet exploit ! Et ça nous a cher coûté !
Les Garakoï, qui venaient nous harceler de temps en temps et nous voler des biens ainsi que de la nourriture, ont découvert que leurs deux femmes étaient avec mon clan… Et ils nous ont harcelés comme des abeilles un jour d’orage, à tel point que nous avons dû fuir notre territoire et nous cacher bien loin d’ici… Nous étions les derniers à partir, nous autres qui sommes ici, pour protéger les arrières de mon frère, de mon cousin, de leurs compagnes et du reste du clan, dont les enfants et les vieillards, quand ils nous ont capturés enfin, et nous sommes ici depuis la veille du jour où ils t’ont ramené, à toi, toi qui viens de Maïa sait où, parce que je n’ai jamais vu quelqu’un de bâti comme toi à ce jour, et que tu portes des vêtements dans des peaux bien étranges aussi… Et c’est quoi, ces morceaux de glace transparente devant tes yeux, accrochés sur ton nez ? Ça sert à quoi ?
- Puisque tu communiques avec mon esprit, tu peux voir ce qu’il contient, non ? demanda le pertinent moderne.
- En effet, mais nous n’avons pas le droit de pénétrer dans les esprits comme ça ! C’est très intime, les pensées des gens ! Là, je me suis risqué à lancer mes pensées vers toi, parce que je n’avais pas le droit, moralement, de te laisser dans l’ignorance de ce qui allait arriver, mais je ne serais jamais allé plus loin ! Mais puisque tu me le permets, tu vas voir aussi qui nous sommes, nous autres, et qui je suis, moi !».
Fusion mentale.
Les deux hommes, toujours assis face-à-face, leurs mains respectivement posées sur les tempes de l’autre, regards rivés sur les yeux de l’autre, vers un invisible univers en même temps, se tenaient, parfaitement immobiles dans l’air glacial, et le temps cessa d’exister. Sans qu’ils s’en rendissent compte, les autres Marrakhéïn s’étaient approchés d’eux, et ils touchaient tous le chaman, comme pour lui apporter le soutien de leurs propres esprits.
Les pensées de Monsieur Limbu furent doucement effleurées par celles du chaman, et soudain, tout changea.
Il était Zéïlak Réïak Bokhr akhr Soïren Marrakhéïn akhr Goran Altaïn. Il connaissait la course des étoiles, celle des saisons, la vie des bêtes, des plantes et de tout ce que Maïa avait créé. Il avait le savoir des plantes qui nourrissent, qui soignent ou qui tuent. Et les Esprits lui parlaient. Quand il était devenu un jeune homme, il s’était retrouvé dans la Lumière de Maïa, et il en était revenu en étant capable de prévoir l’avenir, de prédire les migrations des bêtes, le temps qu’il ferait, il voyait le mal et savait comment lutter contre lui, et il avait acquis la mémoire de tous les chamans de son peuple depuis qu’il existait !
Monsieur Limbu n’en revenait pas. Les souvenirs qui défilaient devant ses yeux, colorés et intenses comme un film en Cinémascope, THX et en relief ainsi qu’odorama et même sensorama total étaient ceux de cet homme préhistorique qui se tenait devant lui et qui semblait avoir des capacités mentales et intellectuelles remarquables, et même plus que cela ! Car il percevait un esprit profond, intense, imaginatif et créatif, sensible et profondément bon, épris de calme et de paix, un être profondément respectueux du monde où il vivait et qui l’entourait, un homme profondément respectueux des autres et de lui-même, un esprit vif, curieux et profond.
Toute la vie de Zéïlak, dans ses détails les plus intimes et parfois un peu dérangeants lui étaient dévoilés, et il comprenait pourquoi le chaman avait demandé l'autorisation de sonder sa propre âme avant une telle introspection, une telle communication… Et il eut soudain très honte ! Il était sûr que Zéïlak et ses amis savaient à présent dans quel mépris il avait tenu les êtres comme eux, l’image totalement faussée et détestable qu’il s’en était faite. Et il se dit que ce qui lui arrivait était à la fois le couronnement de sa carrière de chercheur, mais aussi son juste châtiment pour n’avoir pas respecté, ou si peu, la mémoire de ces captivants ancêtres qui le fascinaient mais qui le révulsaient aussi finalement !
Il découvrit même que la femme peinte en rouge avait exactement les mêmes dons de chaman que Zéïlak, et qu’elle était sa compagne, ainsi qu’en témoignaient les scènes d’un érotisme brûlant que l’esprit largement ouvert du Néanderthalien lui transmettait sans aucun tabou ni gêne ! Raïaka avait le même âge que le jeune homme et elle était franchement très jolie. Sous sa peinture d’ocre, elle cachait une peau claire, de longs cheveux auburn, et des yeux d’un vert pâle tout à fait extraordinaires. Et il sut aussi pourquoi les Marrakhéïn avaient d’aussi étranges usages à l’endroit des femmes.
Si au départ ces coercitions visaient effectivement à mater des femmes capturées dans d’autres clans et bien souvent rétives à suivre des inconnus, au fur et à mesure des siècles, liens et autres étaient devenus à la fois des protections contre Taïa-Araakh mais aussi entraient dans le cadre d’un véritable tantrisme paléolithique, car la femme dans ses liens était soumise à un désir soigneusement entretenu par un érotisme hallucinant et une potion ou un onguent aphrodisiaques aux effets encore plus redoutables que l’Ecstasy moderne ! Heureusement, l’alcaloïde était sans accoutumance grave, mais la fille qui en prenait faisait mieux en effet d’être liée, car elle aurait très bien pu se prendre pour un oiseau et se jeter du haut d’une falaise ! Les coercitions des anciennes captives lui permettaient de contrôler son mental, son corps, et finalement, tout ce qui l’entourait… Parce que les femmes, sous l’influence de ces rites complexes et de cette drogue, avaient des dons psychiques ahurissants et elles étaient les intermédiaires entre les hommes et Maïa, la Mère de tout ce qui vivait et des Esprits ! Elles communiquaient aussi avec Poï, le Maître des Animaux, et cette communion avec l’Indicible arrivait souvent alors qu’elles faisaient l’amour, entraînant leurs partenaires souvent impressionnés, vers des dimensions autres, insoupçonnables et insoupçonnées ! Chez ces gens, les femmes étaient hautement sacrées, et protégées sévèrement contre tout ce qui aurait pu leur arriver de mauvais… En théorie, du moins, parce que là, il allait leur arriver réellement quelque chose de mauvais !
Les cannibales n’avaient que faire de ces femmes si étrangement traitées, si ce n’était qu’elles leur étaient douces au palais, singulièrement délectables, selon eux !
«- Ne t’inquiète pas… Les cannibales ne nous auront pas ! Maïa et les Esprits nous sauverons avant, même si tu as compris à quel point tu t’étais trompé sur nous, et quelles indignes pensées tu avais sur nous ! transmit soudain une voix mentale qu’il devina féminine et qui devait provenir justement de Raïaka !
- Que vous ayez des dons stupéfiants et une réelle intelligence, soit… Mais les miracles, je n’y crois pas trop ! Je ne croyais même pas en Dieu, moi, chez moi, alors votre monde peuplé d’Esprits et de forces diverses, ça me dépasse totalement ! transmit le savant, à son tour.
- Eh bien, justement, nous allons te prouver que tu as tort ! Viens avec nous !».
Soudain, il se retrouva entraîné hors de son corps, et se découvrit entouré par cinq formes humaines dorées et transparentes, qui étaient les exacts reflets, il le savait, des cinq Néanderthaliens restés avec lui, en bas, dans le trou des Garakoï, et dont il voyait encore les corps plongés en transe, groupés autour de lui et de Zéïlak qui ne l’avait pas lâché, tout comme lui n’avait pas lâché le Néanderthalien. Tous et toutes étaient autour d’eux, et les touchaient légèrement, pour partager leur union mentale, et ils la renforçaient.
La structure différente du cerveau des Néanderthaliens n’atténuait en rien leurs capacités mentales et cognitives, au contraire, elle semblait avoir fait d’eux des psychiques de premier ordre ! Aucun marabout africain, aucun cacique des tribus d’Amazonie ou de l’Altiplano, aucun chaman Sibérien ou Inuit, voire Amérindien, n’aurait atteint cette puissance mentale pourtant paisible, douce et pure. Ces gens ne connaissaient pas le mal ! Enfin, si, mais il les dépassait totalement, tellement il était étranger à leur nature ! Ça semblait incroyable, pourtant ces hommes et femmes aux mœurs si complexes et étranges étaient incapables de méchanceté gratuite ! La cruauté n’était vraiment pas dans leur nature, et pourtant, cela le dépassait totalement.
Cependant, leurs âmes toutes liées par cette fusion mentale extraordinaire étaient montées le long d’un tunnel d’un bleu intense au bout duquel brillait une lumière magnifique, dans laquelle ils pénétrèrent bientôt. Et là, devant ses yeux stupéfait, il vit une galaxie ! Une galaxie au centre de laquelle brillait comme un diamant très pur, une galaxie de couleur rose-doré, comme la lumière qu’on voit à travers du champagne rosé.
Il savait qu’il était devant ce que ses nouveaux très anciens amis appelaient Maïa, la Mère Universelle ! La Cohésion de tout l’Univers, de l’Espace et du Temps, des atomes eux-mêmes ! L’Énergie qui faisait que tout tenait en place dans une cohérence qui nous dépassait largement, à nous, humbles mortels !
Oui, mais si cette chose lumineuse et superbe était Maïa, ce que d’autres en d’autres lieux et temps avaient appelé YHWH, Allah, Dieu, Vishnou, Brahmâ, Viracocha, et tant d’autres noms, ça voulait dire que l’Évolution n’existait pas et que tout était déterminé à l’avance ?
«- Non, non, humble mortel ! Je suis, j’ai été et serai de tous temps, Je suis le début et la fin de toute chose, mais je n’influence en rien le cours de quoi que ce soit… La vie est apparue réellement par hasard sur plusieurs de ces mondes de ton Univers et des autres, et de temps en temps, les cycles s’interrompent pour mieux recommencer, mais la Vie a été l’heureuse surprise totalement inattendue et la cause ou la raison de mon existence. Parce que je suis née en même temps que la vie, je suis la vie ! Ce que tu appelles âme, cette énergie mentale qui est tienne, cette sorte d’électricité qui t’anime, c’est ce qui me compose, comme elle compose ces hommes de ton passé que tu appelles des Néanderthaliens et qui sont mes Enfants Chéris car ils ont été les premiers sur Terre à avoir conscience de mon existence, bien avant mon Peuple Élu ! Car, Jean-Pierre, je suis ce en quoi tu ne crois pas ! Ce en quoi tu n’as jamais cru ! Je te plains sincèrement. Ta vie doit être d’une vacuité, sans un peu d’espoir et de rêve ! Car c’est ce que je suis avant tout ! L’espoir, le rêve, l’imagination, l’amour, la compassion, la bonté !
- Oui, mais enfin, tout de même… fit Limbu, se grattant frénétiquement son immatériel scalp, la proie de doutes affreux.
- Tu es sceptique, et pourtant, Raïaka a raison. Vous serez sauvés, en temps et heure. Et ces malheureux Garakoï, des créatures de Taïa-Araakh, mon ennemie, seront bien déconfits ! Mais en attendant, je vais vous laisser un peu en compagnie de mon parèdre, Poï, le Maître des Animaux.».
Et la spirale d’or rose disparut pour céder la place à une autre spirale, tout aussi superbe, mais d’un profond violet argenté.
«- Eh bien, que penses-tu de ton voyage incongru dans ton passé et de ta rencontre avec ces aimables Marrakhéïn ? s’enquit la voix émanant de la spirale, une voix plus virile que celle de la première apparition.
- Je n’arrive pas à y croire ! C’est trop stupéfiant, tout cela !
- Tout ce que tu apprendras ici et maintenant te sera profitable pour l’avenir, et peut-être pour l’image de tes ancêtres ! Car jusqu’à présent, tu en as donné une image bien déplorable, les malheureux ! Or, ils ne méritent pas ça ! Ils sont des êtres paisibles et bons, ils respectent la vie, même s’ils prélèvent des bêtes et des plantes, car, contrairement à tes contemporains et toi-même, ils ne gaspillent rien, et ils ne font rien pour rien ! Ils sont raisonnables en tout, et vous feriez bien, tes contemporains et toi, de suivre leur exemple, en vivant avec la Nature, et non contre elle !
- Oui, et ces brutes de cannibales, en bas ? fit le savant, assez rebelle quant à l’idée de s’en faire remontrer par des entités métaphysiques peut-être issues de son imaginaire enfiévré et une bonne hypnose !
- Ils sont issus de la création grossière de Taïa-Araakh ! Elle a semé le doute et le désespoir dans leurs esprits et les a faits s’égarer sur une bien mauvaise passe ! Ces malheureux sont bien plus à plaindre qu’à blâmer, parce qu’au départ, ils ne sont pas pires que vous. C’est juste qu’ils se sont persuadés, poussés par Taïa-Araakh, que manger des gens d’autres peuples leur apporteraient la force et le savoir de ces étrangers, ainsi que la puissance et la domination d’un territoire immense ! Or, elle les dévore petit à petit et les entraîne à leur perte. Quand les Marrakhéïn ont capturé les deux femmes de leur tribu, ils ont en fait sauvé deux âmes de la perdition ! Certes, leurs usages sont bien étranges, voire choquants, pour toi, mais il s’agit juste ici de rééquilibrer des forces qui vous dépassent tous ! Allez, redescendez, à présent. Vous garder plus longtemps serait provoquer vos morts prématurées, et ce n’est pas encore le moment pour cela ! Tu dois revenir dans ton monde, toi, et surtout, arrêter de croire que ce qui est différent de toi t’est inférieur !».
Et après la même sensation que dans ces rêves où on fait des chutes infinies, Monsieur Limbu se retrouva dans son corps qui lui parut bien lourd, engourdi et glacé ! Il tenait encore la tête du chaman entre les mains, tout comme les mains de ce dernier tenaient sa tête à lui, et il sentait, sur ses épaules, deux ou trois mains solides qui s’y appuyaient, tout comme les mains du reste du groupe touchaient les épaules du chaman.

2 commentaires:

Mimi a dit…

Excellent passage mais qui risque d'en dérouter plus d'un ! Drogue, sexe, spiritualité débridée... Le mode de vie de nos personnage n'engage que nos personnages et même si l'ensemble est plutôt positif et s'inspire sans doute de nos bons vieux hippies, je tiens à préciser que nous ne consommons ni ne fumons aucun produit suspect, que nous ne pratiquons pas, dans la vraie vie de pratiques exagérément hédonistes, que nous sommes même des demoiselles sages comme des images et que nous ne cautionnons aucun discours sectaire ou blasphématoire ! C'est juste... Comment dire ? Autres temps autres moeurs !

Tinky a dit…

Et puis de toute façon, ces gens-là n'avaient pas le chauffage central, même s'ils connaissaient le feu, et il faisait fichtrement froid, à l'époque, cent-mille ans avant notre ère, et donc, ben voilà... Quelques techniques de survie histoire de résister, quoi !!!