dimanche 31 octobre 2010

Ca, au moins, c'était de la voix !!!


Yma Sumac, avec une voix qui effleurait allègrement les cinq octaves (aussi étendue que le clavier d'un piano) était la reine de la musique exotique, du mambo dans les années cinquante. et soixante. Elle a connu un retour dans les dernières décennies grâce à la musique électronique. Elle est morte d'un cancer à l'âge de 86 ans en 2008, mais même sur la fin de sa vie, sa voix n'avait pratiquement pas perdu son extraordinaire tessiture.
On a tout dit d'elle, mais reste tout de même un personnage fascinant doté d'une voix fantastique qui éclipse, et de loin, toutes les Nana Mouskouri, Céline Dion et autre Mireille Mathieu qu'on voudra bien nous proposer ! Une voix comme ça, il n'y en a qu'une tous les millénaires !!! J'aimerais bien retrouver les films dans lesquels elle a joué, ça devait être délicieusement ringard mais génial !!!

mercredi 27 octobre 2010

Des explorateurs du temps pas très discrets ! (Le buzz de Lamar).

Le "Buzz de Lamar" est un blog original qui regroupe articles très pointus sur les dernières nouvelles technologies ou des anecdotes étonnantes... Cet article-là est assez sensationnel et tout à fait remarquable !

vendredi 22 octobre 2010

La marche néanderthalienne. (Pour la Science).

Pour la Science - Actualité - La marche néandertalienne reconstituée

Copie in extenso de l'article en lien ci-dessus...

La marche néandertalienne reconstituée


La reconstitution de la marche des Néandertaliens ne fait apparaître aucune différence notable avec celle des hommes actuels, hors, peut-être, une robustesse et une puissance légèrement supérieures.
François Savatier
Le LABO, c'est-à-dire le Laboratoire d'anatomie, biomécanique et organogénèse de la faculté de Médecine de l'Université Libre de Bruxelles vient de démontrer  que les Néandertaliens marchaient comme les hommes modernes. A priori, la question paraît curieuse, car lorsqu'ils furent contemporains, Homo neanderthalensis et Homo sapiens eurent des modes de vie proches : celui de chasseurs-cueilleurs. Ils devaient donc marcher beaucoup, et même courir.
Pour autant, les membres inférieurs néandertaliens auraient pu fonctionner différemment des jambes de l'homme moderne. Pour tester cette possibilité, Tara Chapman, Serge Van Sint Jan, Patrick Semal et des collègues ont créé un modèle de jambes néandertaliennes à partir des os fossiles de Spy II (découvert en Belgique), de Kebara 2 (Israël) et de Néanderthal 1 (Allemagne). Après avoir tomographié les os de membres inférieurs nécessaires pour en obtenir la configuration précise, ils ont procédé à une restitution en trois dimensions de ces os sur ordinateur ; une mise à l'échelle et certains réglages leurs ont permis d'accorder en une seule forme cohérente les tailles et les configurations de ces os de provenances différentes. Les jambes néandertaliennes virtuelles ainsi obtenues ont ensuite été mises en mouvement à l'aide d'un logiciel développé au LABO pour analyser la marche de patients souffrant de troubles musculosquelettiques. La marche néandertalienne reproduite a ensuite été comparée aux mouvements des membres inférieurs d'individus modernes et même de bonobos, l'espèce de primates actuels anatomiquement la plus proche de nous.
Qu'en ressort-il ? Tout d'abord, que le marcheur néandertalien virtuel a la même amplitude articulaire qu'un marcheur actuel, très supérieure à celle des bonobos. Tous les comportements des différentes composantes de la jambe sont en adéquation avec le fonctionnement d'une jambe moderne. Cela dit, à taille égale, le squelette néandertalien reconstitué suggère une robustesse plus élevée que celui des humains modernes. Cette robustesse constitutive entraîne un placement différent de nombreuses insertions musculaires. Les chercheurs ont constaté que ces placements mettent les muscles en situation d'exercer des couples parfois nettement plus importants sur les articulations que dans la configuration moderne. À puissance égale, un Néandertalien dépensait moins d'énergie mécanique, explique ainsi Serge Van Sint Jan. Dans un environnement froid où se procurer de la nourriture était difficile, cela a pu représenter un avantage. Il est cependant difficile d'en être sûr, car cela dépend de l'efficacité physiologique du corps néandertalien, qui n'est pas connue.
Pour autant, l'agilité de la jambe dépend aussi de l'entraînement et du cerveau qui la contrôle. Il est donc probable que puisque la fonctionnalité des jambes des deux espèces sont comparables, les hommes modernes contemporains des Néandertaliens présentaient une mobilité similaire. Du reste, un autre facteur – l'usage de chaussures – a pu jouer un rôle : Erik Trinkaus, de l'Université de Washington à Saint Louis, aux États-Unis, pense avoir mis en évidence que les phalanges des petits orteils sont devenues de plus en plus graciles au cours d'une période allant du début du Paléolithique supérieur (il y a entre 35 000 et 8 000 ans) jusqu'à l'époque moderne. En outre, cette tendance s'est accentuée alors que les Européens devaient endurer un climat plus froid, constatation qui expliquerait le port de chaussures. En effet, celui-ci atténue la réaction du sol supportée par le petit orteil, ce qui expliquerait l'évolution de la forme de ce dernier. Puisque la jambe néandertalienne fonctionnait comme la jambe moderne, il est probable (même si cela n'est pas prouvé!) que le pied néandertalien, comme le pied moderne, avait aussi besoin de se protéger du froid… Dès lors, même si le mocassin n'est attesté que depuis quelque 12000 ans par une trace de pieds chaussés dans la Grotte de Fontanet en Ariège, il est vraisemblable que les Néandertaliens, qui ont traversé trois glaciations, l'avaient déjà inventé, et que cela influa sur leur mobilité…
 
Christophe Cagé
Christophe Cagé
Un homme de Néandertal aux prises avec la neige. Lui et ses congénères ont longtemps vécu de la chasse dans des environnements de type nordique, où paissaient de grands troupeaux d'herbivores (mammouths, rennes,...). Ils ont survécu à trois glaciations. Voilà qui ne laisse aucun doute sur leur grande mobilité, mais ne prouve pas, cependant, que leur marche était identique à celle de l'homme moderne.

À voir aussi

LABO/ULB
LABO/ULB
La mise en mouvement du modèle virtuel de jambe néandertalienne fait appel au logiciel lhpFusionBox. Elle suppose la simulation des nombreuses forces et autres bras de levier exercés par le sol, puis celle des jambes. Elle implique de simuler non seulement les os (à partir de fossiles), mais aussi les tendons et les muscles, dont les comportements sont inspirés de ceux des jambes de l'homme moderne, recalibrés en fonction des os néandertaliens.
Et voilà ! Donc ceux qui continuent à imaginer que Néanderthal marchait comme un gorille n'ont qu'à aller se rhabiller !!! Et se chausser, aussi tiens, par la même occasion !!! Jacques Malaterre était encore tombé dans ce travers, contrairement à Emmanuel Roudier qui a toujours imaginé que ses Néanderthaliens bougeaient agilement, se tenaient bien droits, et devaient même faire montre d'une dangereuse puissance de grand prédateur, ce que les vestiges archéologiques et les restes humains de cette époque prouvent de plus en plus !!! Bravo, Manu !!! Mimi et moi avions toujours eu en tête des gens extrêmement puissants, certes, mais redoutablement souples et lestes aussi ! Et voir nos intuitions confirmées par la science, ça fait plaisir, quand même ! 

lundi 18 octobre 2010

Le meneur de meute, couverture

Le meneur de meute, couverture
Miam ! Que du bon en perspective !!! Allez voir ce chouette article en visitant le lien ci-dessus... 
Le projet de couverture du troisième tome de la saga "Néandertal", à paraître chez Delcourt.
©Emmanuel Roudier.

dimanche 10 octobre 2010

Pour Zed et les autres...


Pour Zed, un peu d'électro tiens ! Au fait, j'ai pas encore eu le temps d'écouter tes musiques... Honte ! D'ailleurs, cette musique est tout à fait en rapport avec le thème principal et le décor de ce blog... LOL !!!

mercredi 6 octobre 2010

AO LE DERNIER NEANDERTAL de Jacques Malaterre °° : Sur la Route du Cinéma

Une critique du même Ao franchement bête et méchante, ou quand un beauf regarde un film... La honte ! Je serais lui, je me cacherais ! Quel homo cretinus soffisensis ignorens que le rédacteur de cet article malgré tout fort drôle au demeurant, mais enfin, tout de même !!! Choquée, je suis choquée !!!! On NE TOUCHE PAS A MON NEANDERTHAL, na !

Les amants de la nuit des temps, Aki et Ao.
© Jacques Malaterre, Patrick Glaize & UGC.
Je ne dis pas qu'ils étaient parfaits, hein, ils étaient humains, comme nous, et sûrement tout aussi allumés, la rançon de l'intelligence et de la conscience, mais franchement, là, le jeune gommeux qui a pondu cette infamie d'article aux propos malsonnants mériterait le knout et le pal, ensuite ! Ou alors de servir de cible à un entraînement à la sagaie et au propulseur préhistoriques, voire même aux simples cailloux !!! Consternant ! Mais j'ai malgré tout ri en le lisant, parce que la manière dont les choses sont dites est plutôt drôle, hélas !

mardi 5 octobre 2010

Une critique d'Ao, le dernier Néandertal, assez sympa et drôle...

A cause de sa voix off persistante plombant un peu l'action, la plupart des critiques de ce pourtant très joli film sont assez cruelles... J'en ai quand même trouvée une sympathique, sur Le Matin... La voici in extenso, elle est chouette !

Né moche, Neandertal est en plus mort de stress



mage © DR
Héros du film «AO», l’homme de Neandertal a le front fuyant, les arcades sourcilières proéminentes et le nez écrasé.
Le film «AO» (à voir dès mercredi dans les cinémas romands) transforme cette grande brute de Neandertal en gendre idéal. Exagéré?
Jocelyn Rochat - le 25 septembre 2010, 21h16
Le Matin Dimanche
Parce qu’il était moche, il est devenu le mal-aimé de la préhistoire. Dès la découverte de ses os inhabituels, en 1856, des chercheurs ont imaginé que Neandertal était une brute épaisse, incapable de parler et dénuée de tout sens artistique. «Il a d’abord été considéré comme un être aberrant ou pathologique, rappelle la préhistorienne française Marylène Patou-Mathis. On le représentait velu et voûté, penché en avant, comme une créature plus proche du singe que de l’homme.»
On riait encore de son physique ramassé (1,64 mètre pour 80 kilos), sans comprendre que sa morphologie lui permettait de résister aux températures polaires d’une Europe recouverte de glaciers. On se moquait de son nez épaté, sans voir que la profondeur de ses sinus réchauffait l’air avant qu’il n’atteigne ses poumons. On pensait que ses gros orteils l’apparentaient à un singe, alors qu’ils favorisaient la course de ce formidable chasseur.
On n’imaginait pas non plus que sa posture voûtée était due à une arthrose des vertèbres cervicales, dit la paléontologue Claudine Cohen.
Non content d’être moche, Neandertal avait encore pour défaut d’être «boche», dit, en substance, Pierre Baron dans le numéro que la revue Historia a consacré, en avril dernier, à la créature préhistorique.
Des origines teutonnes
Selon l’éditorialiste, cet hominidé aurait, pour son plus grand malheur, été découvert en Allemagne, dans la vallée du Neander, quand les premiers ossements d’Homo sapiens ont été retrouvés dès 1868 en Dordogne (France). Son «origine» teutonne aurait incité les scientifiques français à préjuger de la supériorité des Sapiens, jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Si cette thèse est contestée, les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour admettre que Neandertal a été victime d’un délit de «sale gueule». Car il valait bien mieux que sa caricature. D’abord, il n’était pas bête. Son cerveau était plus gros que celui de ses contemporains Sapiens, nos ancêtres. Comme eux, il pratiquait des rites funéraires. Comme eux, il se livrait à des expériences artistiques. Comme eux, il était doté de la parole. Des généticiens ont en effet isolé le gène FOXP2 dans son ADN, un gène qui joue chez l’homme moderne un rôle actif dans les régions du cerveau liées à l’apprentissage des langues.
Mieux qu’Homo sapiens, Neandertal savait encore chasser. Ce gros mangeur de viande, qui avalait jusqu’à 6000 kilocalories par jour, traquait les bisons, les chevaux, les rennes ou les cerfs. Gourmet, il appréciait la chair des jeunes mammouths. Opportuniste, il n’hésitait pas à pêcher des phoques et des dauphins sur le bord de mer. Autant de prises qu’il cuisinait comme un chef: braisées, cendrées, enrobées dans l’argile ou bouillies avec des pierres chauffées.
Neandertal était tellement adapté à son époque qu’on peine à comprendre sa disparition. A-t-il succombé sous les coups de silex de ce superprédateur appelé à devenir l’homme moderne? «Il n’y a pas eu d’extinction massive, mais une disparition progressive, répond Marylène Patou-Mathis. Le déclin des néanderthaliens semble coïncider avec l’arrivée en Europe de groupes d’hommes modernes, il y a 45 000 ans, arrivée qui a été suivie par une cohabitation d’environ 12 000 ans.»
Un de nos ancêtres
Parmi les hypothèses qui permettent d’expliquer sa disparition, «on opte aujourd’hui pour celle d’un «stress» engendré par l’arrivée d’hommes différents (mais qui leur ressemblent), qui ont provoqué chez ces hominidés un comportement d’évitement, et une chute démographique qui leur fut fatale», poursuit la préhistorienne.
 Désormais éteinte, cette variation de l’humanité survit cependant un peu en nous. Nous savons en effet que des Néanderthaliens et des Sapiens ont eu des enfants ensemble, comme le montre le film «AO».
Ces unions lointaines expliquent que les Européens et les Asiatiques du XXIe siècle (mais pas les Africains, puisque la rencontre s’est produite au Proche-Orient) possèdent en moyenne 4% de gènes néanderthaliens. Un héritage inattendu qui fait du présumé crétin des Alpes préhistoriques l’un de nos lointains ancêtres, promotion que Neandertal doit à une équipe internationale de généticiens dirigée par un Suédois nommé Svante Pääbo.
Et un Pääbo qui réhabilite un très moche, c’est une très jolie fin à cette histoire de malentendu.

Au moins, ce commentaire a le mérite d'être très drôle, et pas trop méchant... Parce que les autres critiques, aïe, aïe, aïe ! Ça les emmerde, ça, que Néanderthal ait pu être un type plutôt cool !!! Quoi ? Un moche gentil et intelligent ? Irrecevable ! Eh, bien, huit millions d'années, à peu près, pour en arriver à ce niveau d'intolérance et de connerie, on se dit que le chemin est encore long à parcourir ! Les gens sont majoritairement méchants, et les vrais moches, dans l'histoire, c'est bien eux !
Beaucoup de critiques reprochent au film une certaine lenteur... Oui, mais à l'époque, les gens prenaient le temps, ils suivaient les saisons, les bêtes, et n'avaient pas besoin de se hâter plus que nécessaire. A l'époque, à chaque jour sa peine suffisait, et il n'y avait pas, alors, mis à part quelques bêtes et peut-être bipèdes discourtois, de motifs de se hâter plus que nécessaire ! Donc, on prenait le temps, on marchait toute la journée s'il le fallait, on se chassait son dîner si besoin était, mais il n'y avait pas d'autres raisons pour se mettre la rate au court-bouillon excepté les animaux parfois féroces et les -rares- bipèdes qu'on pouvait croiser et qui pouvaient  -parfois, mais très rarement !- être des teignes hostiles. Par contre, sous la pression d'êtres plus teigneux et conquérants, il est tout à fait possible que les Néanderthaliens aient préféré l'évitement, ainsi que le pense Marylène Patou-Mathis, ce qui n'a pas empêché, ainsi que nous le prouve à présent la génétique, que certaines rencontres exceptionnelles et probablement tendres aient pu avoir lieu entre ces humains conquérants et pourtant plus fragiles, et le petit trapu costaud un peu poilu de service ! Qui sait ? Peut-être les petits Néanderthaliens ont-ils été attendris par ces grandes perches qui semblaient bien démunies et fragiles, ainsi que dotées de visages enfantins à leurs yeux ? Peut-être qu'une demoiselle Cro-Magnon a trouvé le drôle de petit bonhomme qui lui faisait face doté d'un regard clair et limpide, doux et gentil, attirant ? Qui nous dit qu'un Cro-Magnon n'aura pas été fasciné par une ardente rouquine ou une blondinette un peu trapue, les filles de sa tribu étant toutes de grandes bringues brunes plus ou moins piquantes ? Bref, il y a eu quelques unions, et c'est très chouette comme ça ! Tant mieux ! Et si ça dérange les créationnistes que Dieu n'ait pas tout à fait créé l'homme à son image, et qu'Il en ait même fait plusieurs, tant mieux ! Si ça pouvait les dessiller et leur faire brancher leurs cerveaux, à ceux-là, nous vivrions sûrement plus en paix ! Quasiment autant en paix que ne vivaient nos lointains ancêtres, en fait !
Il faut savoir, pour conclure, que les traces de violence réellement avérées remontent au Néolithique. Avant, ces traces sont vraiment rarissimes et plutôt le fruit soit d'accidents de chasse ou de très rares escarmouches ! Mais la guerre, c'est au Néolithique qu'elle apparaît, et tout son cortège d'horreur et d'iniquités aussi.
Donc, oui, nos ancêtres étaient plus cool que ça et probablement, d'ailleurs, inspirés par l'exemple de ce brave Néanderthal...